Le groupe américain «Bloomberg» a placé sous la lumière, les coulisses sombres d’une campagne de diffamation, lancée aux États-Unis et dirigée par les Émirats arabes unis (EAU), contre le réseau médiatique qatari «al-Jazeera», dans le but d’entraver ses diffusions et de nuire à sa réputation.

Le groupe américain expliqua, à travers un rapport rédigé par «Joe Light», qu’en exerçant des pressions sur des dizaines d’employés au Congrès américain, et en lançant une large opération de diffamation numérique sur les réseaux sociaux, la campagne émiratie vise à donner d’al-Jazeera, l’image du réseau qui appuie les groupes terroristes, et qui prend parti avec les évolutions de la régions, les déformant de leur réalité et les traitant avec subjectivité».

Al-Jazeera au cœur du conflit du Golfe

Le rapport indiqua que «le réseau d’al-Jazeera était placé au centre du conflit régional entre le Qatar, l’Arabie saoudite, les EAU, et leurs alliés», et souligna qu’«al-Jazeera était méprisée par Israël et ses partisans, et convoitée par les mouvements populaires révolutionnaires».

Notant également que «le réseau médiatique qatari traitait des affaires que d’autres médias arabes n’auraient jamais osé prendre, comme le fait de critiquer les politiques des EAU et du prince héritier saoudien», et rappelant à l’ordre ses opposants qui se plaignaient du fait qu’al-Jazeera n’avait jamais critiqué de responsables qataris.

Les preuves dévoilent les coulisses

Le rapport continue en affirmant que «les rencontres, les registres américains publics, ainsi que les analyses des comptes sur les réseaux sociaux démontrent que la campagne émiratie, lancée depuis plus d’une année, avait pour théâtre ; le Congrès américain, des agences fédérales et le monde virtuel».

«La campagne de diffamation émiratie cherchait, à travers les pressions qu’elle exerçait, à convaincre les membres du Congrès, à obliger al-Jazeera à s’enregistrer au ministère américain de la Justice sous l’étiquette «Agent étranger», et cela pour que la loi «FARA», qui limite les activités des agents étrangers, lui soit applicable», avait-il expliqué.

Il continue en notant que «si ce serait le cas, al-Jazeera sera perçue comme un réseau gouvernemental, à l’image de «China Daily», ou de «Russia Today», ce qui la placera sous le risque de perdre l’accès à plusieurs sources, car elle sera obligée par la loi FARA de dévoiler leurs identités».

Une pression organisée

Bloomberg affirma également qu’un groupe de pression, fidèles aux EAU, avaient cherché, durant la période allant de janvier à juin, à contacter plus de 30 personnalités du Congrès et du Conseil des Sénats.

Et signalant que «des membres du groupe avaient rencontré, en personne, des responsables de l’administration du président Donald Trump, ainsi que des journalistes et des groupes partisans d’Israël», l’agence affirma que lors des réunions, ils ont débattaient le fait qu’al-Jazeera encourageaient l’antisémitisme, et soutenait les groupes terroristes.

À la fin du rapport, le groupe américain rappela l’affaire des 4500 comptes désactivés par Twitter, et indiqua qu’elle faisant partie d’une campagne médiatique financée par les EAU contre le Qatar, et bien que les Émiratis avaient nié toute implication, les preuves archivées par le site démontrent clairement leur rôle actif et affirment leur entière responsabilité.

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