dimanche, octobre 25, 2020

Arabie saoudite : La peine de mort est requise pour cinq militants des droits de l’homme

Le procureur public saoudien a requis la peine de mort pour cinq militants des droits de l’Homme. Parmi eux, Israa al-Ghomgham pourrait devenir la première femme exécutée pour son activisme politique.

Israa al-Ghomgham pourrait devenir la première femme d’Arabie saoudite à être exécutée en lien avec son engagement pour les droits fondamentaux. Le procureur public du royaume wahhabite a en effet requis la peine capitale pour cinq militants des droits de l’Homme, dont cette activiste de renom, a indiqué mercredi 22 août l’ONG Amnesty International.

« Israa al-Ghomgham et quatre autres personnes font aujourd’hui face à la pire peine possible et ce, pour leur engagement dans des manifestations anti-gouvernementales », a déclaré Samah Hadid, la directrice de campagne pour le Moyen-Orient chez Amnesty International. « Nous demandons aux autorités saoudiennes d’abandonner leur plan immédiatement », a-t-elle ajouté.

Riyad reproche à Israa al-Ghomgham et à ses co-accusés d’avoir incité à la contestation au sein de la minorité musulmane chiite dans une région stratégique de l’est du pays car riche en hydrocarbures.

>> À lire sur les Observateurs : Pris au piège des combats, les chiites vivent un enfer dans l’Est saoudien

Arrêtée en 2015

L’activiste s’était fait connaître en documentant à partir de 2011 les manifestations antigouvernementales dans la Province orientale, où se concentre la majeure partie de la minorité chiite, qui se plaint régulièrement d’être persécutée et marginalisée dans un royaume dirigé par une dynastie sunnite. Elle avait été arrêtée chez elle, avec son mari, en décembre 2015, selon Human Rights Watch.

« Condamner Israa al-Ghomgham à la peine de mort enverrait un message horrible que tous les militants peuvent être ciblés de la même manière pour leur manifestation pacifique et leur activisme en faveur des droits de l’Homme », a ajouté Samah Hadid.

Les autorités saoudiennes avaient arrêté récemment des militantes des droits des femmes, dont Samar Badaoui. L’ambassade canadienne s’était dite « gravement préoccupée » par ces arrestations, ce qui a provoqué une importante crise diplomatique entre ces deux pays.

SourceAgences

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

«L’Arabie saoudite pourrait bientôt annoncer la normalisation avec Israël», déclare le directeur du Mossad

Le directeur du Mossad israélien, Yossi Cohen, a déclaré «qu’un accord de normalisation avec l’Arabie saoudite sera prochainement annoncé», tout en signalant que «d’importantes...

L’épidémie hors de contrôle aux États-Unis, où une «troisième vague» touche un grand nombre...

Vendredi 25 octobre, les États-Unis ont comptabilisé un peu plus de 83.000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, surpassant largement le précédent record...

L’Azerbaïdjan a détruit six S-300 arméniens dans le Haut-Karabakh, selon son Président

Les forces armées azerbaïdjanaises ont détruit six systèmes de missiles antiaériens S-300 arméniens au cours des combats qui se poursuivent dans le Haut-Karabakh, a annoncé le...

Le gouvernement israélien entérine l’accord de normalisation avec le Bahreïn

Le gouvernement israélien a entériné, dimanche, l’accord de normalisation avec le Bahreïn. Il doit par la suite le soumettre à la Knesset pour sa ratification finale, selon le...

Barrage de la Renaissance : L’UE appelle l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan à trouver...

L’Union européenne a invité, samedi, l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan à travailler rigoureusement pour trouver un accord sur le grand Barrage de la Renaissance. C’est...