mercredi, janvier 27, 2021

Arabie saoudite : Les activistes se mobilisent pour empêcher l’accouchement en prison d’une militante des droits de l’Homme

Courrier arabe

Des activistes saoudiens ont lancé un hashtag sur les réseaux sociaux sous le nom (#ولادة_في_السجن) (un accouchement en prison) pour proclamer la libération de l’écrivain saoudienne «Khaidja al-Harbi», afin qu’elle puisse mettre au monde son bébé dans des conditions qui garantissent sa santé et celle du nourrisson.

Déclarant que les hôpitaux des prisons n’étaient pas qualifiés pour une telle action, plusieurs se sont mobilisés pour sauver la détenue et son enfant, en lançant une compagne féroce contre les autorités saoudiennes.

Le célèbre compte Twitter «Les détenus d’opinion» publia que «si Khadidja al-Harbi accouchait en prison, l’affaire ne sera pas première de son genre, et une famille entière se verra derrière les barreaux, le mari «Thamir al-Marzougui», sa femme, et leur nouveau-né».

À son tour, le bureau de l’association «Envoyés Spéciaux sans frontières» du Moyen-Orient, a fait part de son inquiétude concernant la situation de l’écrivain saoudienne, notant que «dans un temps où son accouchement s’approche, al-Harbi et son mari Thamer al-Marzougui sont toujours en détention».

De son côté, le compte «des détenues saoudiennes» a déclaré: «Avec l‘accouchement de Khadidja al-Harbi en prison, nous serons face à une situation de répression unique de son genre, une famille entière sera emprisonnée», évoquant aussi la disparition de son mari depuis son arrestation par les autorités saoudiennes.

Lors d’une compagne d’arrestation menée contre plusieurs militantes des droits de la femme, plusieurs écrivains et activistes ont été interpellés, dans un temps où des rapports médiatiques et humanitaires signalent qu’elles ont été victimes de violentes tortures, pointant le conseiller de la cour royale «Saoud al-Gahtani» d’être à l’origine de ces pratiques.

Accusées de «nuire aux intérêts du royaume, et de communiquer avec des parties étrangères», les activistes ont tenu les autorités saoudiennes pour responsables de la sécurité de la femme et de son enfant, signalant qu’elle a été interpellée alors qu’elle était enceinte, en avril dernier avec son mari le journaliste saoudien Thamr al-Marzougui.

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