Au Bahreïn, des spécialistes humanitaires indépendants ont appelé à l’annulation de la condamnation à mort, ordonnée à l’encontre de deux personnes jugées coupables de l’assassinat d’un policier, durant les événements de février 2014, demandant aux autorités d’enquêter sur un scénario où les aveux auraient été présentés sous la torture.

L’agence de presse «Anadolu» a rapporté que les spécialistes avaient déclaré, lors d’un communiqué: «Les autorités bahreïniennes ont interpellé deux de leurs citoyens, suite à la mort d’un agent de police, lors d’une attaque à la bombe en 2014. Les deux hommes ont été jugés coupables en décembre de la même année».

Le communiqué signala qu’en mars 2015, une condamnation à mort, confirmée par la Cour d’appel et la Cour de cassation. «L’unité spéciale d’enquête, affiliée au bureau du procureur général et au ministère de la Justice bahreïnienne avait demandé la réouverture de l’enquête, à travers la Cour de cassation, après avoir collecté de nouvelles preuves, dont la majorité indiquaient que les suspects avaient été torturés», avait-il continué en détaillant les coulisses de l’affaire.

Il souligna ensuite que l’affaire a évolué, en octobre 2018, après que la Cour de cassation ait annulé la peine de mort, sauf que la Cour d’appel avait à nouveau condamné les deux hommes en janvier 2019.

Appels à enquêter sur la torture 

«Nous sommes terriblement inquiets au sujet du fait que messieurs Mohamed Ramadan et Hussein Mussa aient subi des tortures et d’autres types de maltraitance, qui les ont poussé à reconnaître leur culpabilité», avaient déclaré les spécialités.

Le communiqué rappela au gouvernement bahreïnien qu’il devait tenir compte de ses engagements, pour empêcher tout type de torture et de maltraitance, et lui demanda d’imposer un sursis officiel de la peine de mort à laquelle les deux hommes étaient condamnés et de prévoir son annulation.

Les experts ont également appelé toutes les autorités responsables à agir pour mettre fin aux plans qui visent à appliquer la peine de mort à l’encontre des deux hommes, proclamant qu’on leur assure un jugement conforme aux lois et aux normes internationaux.

Rappelons que le Bahreïn avait été secoué par un soulèvement populaire en 2011. Contaminées par le printemps arabe, les révolutions avait fini par perdre d’intensité après que des troupes venant des pays voisins notamment d’Arabie saoudite, s’étaient déployées en renfort au gouvernement du roi Hamad ben Khalifa, qui abrite dans son royaume la cinquième flotte américaine au Golfe.

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