Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et l’envoyé du président russe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Mikhail Bogdanov, ont discuté du « plan de paix Hormuz » iranien et des développements dans la région.

Lors de leur rencontre à Moscou, les deux parties ont discuté de la situation en Irak, au Liban, en Syrie et au Yémen, ainsi que du plan de paix Hormuz de l’Iran et du plan de la Russie visant à assurer la sécurité collective dans le Golfe, a rapporté samedi l’agence de presse officielle IRNA.

Les deux parties ont souligné « la nécessité de poursuivre les consultations et les discussions entre l’Iran et la Russie sur les développements actuels dans la région ».

Araghchi est à Moscou pour assister à une conférence sur la non-prolifération des armes nucléaires, l’énergie nucléaire et le désarmement, qui a débuté vendredi et durera trois jours, pour débattre de questions telles que les tensions au Moyen-Orient.

Samedi dernier, le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que le texte intégral de la proposition d’initiative de paix sur le détroit d’Ormuz, que le président Hassan Rouhani, a adressé aux dirigeants du Conseil de coopération du Golfe et à l’Irak.

Téhéran avait proposé « l’initiative de Paix d’Hormuz » de Rouhani, lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, plus tôt cette année.

Rouhani avait alors expliqué que l’objectif de cette initiative était de « promouvoir la paix, le progrès et la prospérité pour tous les peuples bénéficiant du détroit d’Ormuz, d’établir des relations amicales et de lancer une action collective pour garantir l’approvisionnement en énergie et la liberté de navigation ».

Washington et les capitales du Golfe, en particulier Riyad, accusent Téhéran de prendre pour cibles des navires et installations pétrolières du Golfe et de menacer le trafic maritime, accusation démentie par l’Iran qui a proposé aux états du Golfe de signer un pacte de « non-agression ».

L’Iran a à plusieurs reprises averti les responsables qu’une alliance militaire supposée assurer la navigation dans le détroit d’Hormuz « minerait la sécurité dans la région « , soulignant que la solution à la tension nécessitait un dialogue et non une alliance militaire.

Le détroit d’Ormuz est l’une des voies de navigation les plus importantes et les plus stratégiques du monde pour le commerce du pétrole.

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