À Gaza, après deux jours d’escalade militaire entre le Jihad islamique et Israël (au moins 34 Palestiniens ont été tués dans des bombardements de l’État hébreu), c’est le temps du deuil. Un cessez-le-feu est entré en vigueur tôt jeudi matin, mais cette trêve est encore fragile.

Des drapeaux du Jihad islamique sont accrochés autour des tentes où des Gazaouis viennent présenter leurs condoléances. C’est à quelques centaines de mètres d’ici, à Deir el Balah, dans le sud de la bande de Gaza que la famille al Malhous a été décimée la nuit dernière par un raid, raconte Taleb Mismeh : « Ça me rend fou… Je n’en reviens pas, 8 personnes, dont des enfants, sont mortes. Les Israéliens les ont tuées avec quatre missiles lancés par des F16…Que Dieu les garde. »

De la maison, il ne reste qu’un trou béant parsemé d’affaires et de débris. Selon l’armée israélienne, plusieurs commandants du Jihad utilisent leurs domiciles pour stocker des armes. Ici, c’était un des cadres du mouvement qui était visé, mais 21 membres de la famille étaient sur place et ont été bombardés dans leur sommeil, regrette Ayman Sawarka un voisin. « Il n’y a pas eu de missile avant pour les prévenir, raconte-t-il, ils ont touché directement la maison, sans avertissement. Ce n’est pas une chose nouvelle pour nous, ça nous attriste, mais ça ne nous empêchera pas de nous battre. »

Treize personnes dont une majorité d’enfants ont été blessées. Le cessez-le-feu est encore fragile : des roquettes ont été lancées par deux fois depuis jeudi matin.

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