mardi, juin 22, 2021

Doha, Ankara, Riyad et le Caire félicitent la nouvelle autorité libyenne

Le Qatar, la Turquie, l’Égypte, et l’Arabie saoudite ont félicité la nouvelle autorité exécutive libyenne, exprimant chacun à sa façon qu’ «ils espéraient une collaboration pour installer la stabilité au pays».

La chaîne libyenne, Libya al-Ahrar, a noté que «les représentants permanents des 4 pays auprès des Nations unies se sont entretenus avec leur homologue libyen Taher al-Sunni, lui communicant leur position au sujet de la nouvelle autorité libyenne et lui faisant part de leur vision de la situation», présentant les détails comme suit ;

Les élections et la réconciliation prioritaires pour le Qatar

La représentante permanente du Qatar, l’ambassadrice Alia al-Thani, a fait savoir à al-Suni que «toutes les parties libyennes devaient s’engager à tenir les élections dans les délais et devaient travailler à établir une réconciliation nationale totale».

Al-Thani a également souligné que «le Qatar soutenait constamment la volonté du peuple libyen et qu’il félicitait l’élection des nouveaux représentants de l’autorité exécutive», précisant : «Cette dernière constitue un point transitif dans le parcours que le peuple libyen frère tente de tracer vers la stabilité et la prospérité».

Un soutien total de la part des Turcs

De sa part, le représentant turc, Fridon Uglu, a indiqué que «la Turquie était prête à offrir son soutien à la nouvelle autorité, pour l’aider à exécuter la feuille de route convenue au Forum de dialogue libyen».

Il signala à al-Sunni que «la position affichée par le gouvernement turc, à nombreuses occasions, visait à affirmé son soutien à la légitimité et à l’accord signé par les Libyens, et cherchait à mettre fin à la crise actuelle et à construire un Etat démocratique».

Riyad refuse les ingérences étrangères

Pour sa part, le représentant de l’Arabie saoudite, Abdullah al-Mualimi, a souligné que «son pays refusait les ingérences étrangères, qui enflamment les conflits et accentuent la crise libyenne».

Il affirma que «l’Arabie saoudite insistait sur la stabilité de la Libye, et l’unité de son peuple», renouvelant le salut de la formation du nouveau gouvernement, et espérant que «cet exploit puisse conserver l’unité de la Libye et sa souveraineté».

L’Égypte et l’autorité exécutive  

Le représentent de l’Égypte, Mohamed Idris, a signalé que «son pays espérait travailler avec la nouvelle autorité libyenne, durant la phase à venir et jusqu’à la livraison du pouvoir à un gouvernement élu, en fonction des élections prévues le 24 décembre 2021».

Al-Sunni affirma à son homologue «la profondeur des relations qui lient historiquement les peuples des deux pays voisins», remerciant l’Égypte pour s’être soucié pour la sécurité, l’unité, et la souveraineté de la Libye et pour son soutien total accordé au Forum politique libyen».

La Libye veux mettre fin aux implications étrangères

Ainsi, al-Sunni a souligné «qu’il était important de voir les 4 pays jouer un rôle au soutien de la paix et la stabilité en Libye et dans la région, et qu’il était indispensable de mettre fin à toutes les implications qui affectent négativement l’affaire libyenne».

«La résolution militaire n’a aucune place, dans la crise, et cela fut constaté lors des dernières années, précisément après l’offensive menée contre Tripoli», avait-il ajouté.

Il rappela aux quatre représentants «l’importance du travail de la communauté internationale pour faire marcher la feuille de route convenue, et pour parvenir à des élections présidentielles et parlementaires en décembre 2021».

Il indiqua «qu’il ne fallait plus de chance à ceux qui cherchent à entraver le rêve des Libyens, qui espèrent fonder un Etat civil moderne, selon la démocratie et l’échange pacifique de l’autorité», demandant que «les efforts pour fournis dans cette optique soient soutenus».

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