Une deuxième vigilance rouge pluie-inondations en une semaine et la crainte du pire! Depuis ce dimanche matin, 800 pompiers sont mobilisés dans les Alpes-Maritimes et 500 dans le Var pour affronter un nouvel épisode d’intempéries jugé préoccupant sur des zones déjà inondées le week-end dernier. Au vu des cumuls de précipitations attendus sur des sols gorgés d’eau, la préfecture des Alpes-Maritimes a déclenché le plan Orsec inondation afin de mobiliser d’importants moyens de secours.

Première conséquence de cette alerte, à 14 heures, les sirènes ont été déclenchées dans de nombreuses communes du département. À Cannes, les haut-parleurs ont diffusé les consignes de sécurité. Le préfet a ordonné la fermeture des centres commerciaux en début d’après-midi, avec un mot d’ordre : inciter la population à rester confinée chez elle et a ne pas se déplacer.

Par mesure de précaution, la circulation ferroviaire a également été interrompue sur le littoral entre le Var et Vintimille, en Italie, à l’image d’un train venant de Paris stoppé à Toulon avec 650 personnes à bord. L’accès aux massifs forestiers demeurait interdit jusqu’à nouvel ordre dans le Var et les Alpes-Maritimes.

Un tweet très alarmiste du maire de Mandelieu

À Mandelieu-la-Napoule, une ville sinistrée la semaine dernière, 11 habitants de logements au rez-de-chaussée, souvent touchés par la montée des eaux, ont été évacués préventivement, selon le Sdis 06.

Preuve de l’extrême inquiétude qui règne dans la région, ce tweet très alarmiste du maire de cette ville, Sébastien Leroy (LR), écrit en fin de matinée sur le réseau social : « Je vous demande de rester calmes. Je sais que vous êtes très fatigués et éprouvés par les événements de ces derniers jours. Vous avez affronté beaucoup d’épreuves, nous allons peut-être devoir en affronter une nouvelle. » Après que la rivière de l’Eze est sortie de son lit, dans l’après-midi, une quinzaine d’habitants du Pertuis ont été secourus par les pompiers et certains ont dû être hélitreuillés. 70 personnes ont été accueillies dans un gymnase.

Pourquoi de tels déluges dans le Sud-Est ? Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, estime que, « en termes d’intensité, l’année 2019 est exceptionnelle : 250 mm (NDLR : litres par mètre carré) sont tombés en octobre, 300 le week-end dernier et jusqu’à 200 mm ce dimanche ».

Les inondations sont-elles pour autant plus graves dans le Sud-Est qu’ailleurs en France ? « Les critères de comparaison ne sont pas tout à fait les mêmes. Dans le Sud-Est, des inondations se produisent régulièrement. Elles sont surtout spectaculaires : soudaines, brèves et parfois mortelles. Ailleurs, la montée des eaux est souvent plus rare, plus progressive, et les inondations durent plus longtemps, parfois plusieurs jours ou semaines. C’est ce qui s’est produit en Seine-et-Marne en janvier 2018 et à Paris en juin 2016 », ajoute le prévisionniste.

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