samedi, février 27, 2021

Il y avait 13 mutations du coronavirus à Wuhan déjà en décembre 2019, selon un expert de l’OMS

Au moins 1.000 personnes ont été infectées par 13 souches du coronavirus en décembre 2019 à Wuhan où le nouveau virus a été détecté pour la première fois, a fait savoir Peter Ben Embarek, chef de la délégation d’experts internationaux mandatés par l’OMS pour enquêter sur l’origine du coronavirus. Lors d’une interview accordée à CNN dimanche 14 février, il a indiqué que les experts chinois avaient fourni des données sur 174 cas d’infection enregistrés à Wuhan en décembre 2019. Il suggère pourtant qu’il y en avait déjà plus de 1.000 car ces 174 étaient des cas graves.

«Nous n’avons pas fait de calculs depuis», explique-t-il. «Mais nous savons qu’en chiffres globaux, sur la population infectée, environ 15% s’avèrent des cas graves, et la grande majorité sont des cas modérés.»

13 mutations différentes depuis le début

Les experts de la mission ont examiné des échantillons génétiques partiels des premiers cas de coronavirus à Wuhan, ce qui leur a permis d’élargir leurs connaissances sur les variants du virus. Au total, ils sont pour la première fois parvenus à identifier 13 souches différentes à partir des échantillons de décembre 2019.

«Certains d’entre eux proviennent des marchés… Certains d’entre eux ne sont pas liés aux marchés», dont celui aux fruits de mer de Huanan à Wuhan, qui aurait joué un rôle dans la première propagation du virus, précise M.Embarek à CNN.

Le virus existerait depuis bien plus longtemps

Si le chef de la mission a refusé d’en tirer des conclusions, la découverte d’un si grand nombre de variants témoigne, selon CNN, du fait que le virus circulait depuis plus longtemps que ce mois-là, comme certains virologues l’avaient suggéré avant.

«Comme il y avait déjà une diversité génétique des séquences du CoV-2 du SRAS prélevées à Wuhan en décembre 2019, il est probable que le virus a circulé plus longtemps que pendant ce mois-là», affirme auprès de la chaîne le professeur Edward Holmes, virologue à l’université de Sydney, en Australie.

SourceAgences

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