En Irak, quatre morts et plusieurs blessés sont tombés, dans les rangs des manifestants, aujourd’hui à Bagdad, et au moment où les Nations Unies tentent de lancer une médiation entre les protestants et le gouvernement, l’exportation pétrolière est toujours bloquée au sud du pays.

La police locale, ainsi que des sources médicales avaient annoncé que «4 manifestants avaient été tués, et que plus de 35 autres blessés, après que les forces de l’ordre avaient tiré à balles réelles pour disperser la masse populaire en colère près du Pont des martyrs au centre de Bagdad».

Le gouvernement maintient sa position

À l’ombre de ces évènements, le porte-parole militaire du premier-ministre «Adel Abdel Mahdi» avait informé que ce dernier ordonna l’arrestation des saccageurs, et de tous ceux qui barraient les routes, et de les transférer à la justice.

Il signala également que «Abdel Mahdi» avaient discuté le nouveau budget annuel, avec son gouvernement, et rapporta qu’il avait promis de prendre les mesures financières nécessaires pour répondre aux demandes des manifestants, tout en insistant à noter qu’il avait refusé de démissionner, tant qu’il n’aura pas de remplaçant, «craignant de placer le pays dans le vide constitutionnel».

L’ONU en médiateur

Le secrétaire général de l’ONU «Antonio Guterres» a fait part de son inquiétude, concernant les décès et les blessures graves infligés aux manifestants», appelant à une enquête internationale sur les violations commises en Irak.

Entre temps, et dans le but de parvenir à établir une médiation, la représentante des Nations Unies (ONU) en Irak, «Jeanine Plasschaert» organise une réunion à Bagdad, avec des personnalités représentantes des manifestants, après avoir rencontré hier le président du parlement.

Le port d’«Umm Qasr» fermé par les manifestants 

Des sources de la société pétrolière «North Oil Company», ont rapporté que les cargaisons -estimées à 30 milles barils par jours- étaient bloquées au port d’«Umm Qasr» à «Bassora», fermé depuis 3 jours à cause des manifestations.

Ces déclarations se sont présentées après que des sources de sécurité et d’industrie avaient annoncé l’ouverture du port, ce matin, annonçant que les manifestants avaient quitté la place, sauf que l’agence de presse «Reuters» rapporta, selon plusieurs responsables locaux, que les manifestants avaient à nouveau fermé les portails du port, bloquants tout accès.

Sur ce sujet, le gouvernement irakien déclara que la fermeture des routes allant vers le port d’«Umm Qasr» avait couté à l’état une perte estimé à 6 milliard de dollars, non seulement en bloquant la circulation du pétrole, mais aussi des produits alimentaires.

Ainsi, il convient de signaler que depuis deux semaines, la situation en Irak devient alarmante, entre un gouvernement qui refuse de partir, et des manifestants déterminés à obtenir ce qu’ils veulent.

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