Une lettre « très chaleureuse » et « très positive ». Kim Jong-un a adressé un courrier à Donald Trump, dans lequel le dirigeant nord-coréen souhaite organiser « une nouvelle rencontre » avec le président des États-Unis, a annoncé lundi 10 septembre la Maison-Blanche. « L’objectif principal de la lettre était d’organiser une nouvelle rencontre avec le président. Nous y sommes ouverts et nous avons déjà commencé à nous coordonner » en vue d’un tel sommet, qui serait le deuxième après celui, historique, du 12 juin à Singapour, a déclaré la porte-parole de la présidence américaine Sarah Sanders, sans fournir plus de précisions sur le moment ou le lieu où cette rencontre pourrait avoir lieu.
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, a affirmé qu’elle pourrait « tout à fait » avoir lieu d’ici à la fin de l’année, même s’il a dit ne pas s’attendre à ce que Kim Jong-un se rende à l’Assemblée générale de l’ONU, à laquelle Donald Trump participera fin septembre à New York. Selon Sarah Sanders, « cette lettre est une nouvelle preuve des progrès dans la relation » entre les deux pays ennemis. Elle a aussi salué des « progrès » sur la dénucléarisation et a estimé que le défilé militaire sans missiles intercontinentaux, dimanche 9 septembre à Pyongyang, était « un gage de bonne foi » dans le processus de désarmement nucléaire de la Corée du Nord.
Des relations apaisées ?
L’administration Trump, qui se montrait optimiste depuis le sommet de Singapour, a pour la première fois manifesté son mécontentement en annulant fin août un déplacement à Pyongyang du secrétaire d’État américain Mike Pompeo pour cause de progrès insuffisants sur le front atomique. Depuis, Kim Jong-un a adressé à nouveau un message apaisant, ainsi que cette lettre dont Donald Trump avait dévoilé l’existence en fin de semaine dernière, avant de la recevoir formellement, affichant en retour un optimisme retrouvé. « Au bout du compte, en dernier ressort, ce sera toujours mieux si les deux dirigeants se rencontrent. Surtout côté nord-coréen, la plupart des décisions devront passer par Kim Jong-un », a estimé Sarah Sanders, jugeant « important » qu’un nouveau sommet puisse se tenir.
L’hypothèse d’un nouveau sommet, après celui du 12 juin qui a été le tout premier entre un président en exercice des États-Unis et un numéro un nord-coréen, avait déjà été émise par les deux dirigeants. Mais selon plusieurs observateurs, une partie de l’administration américaine voudrait éviter un autre tête-à-tête, par crainte de voir le locataire de la Maison-Blanche faire trop de concessions à l’homme fort de Pyongyang sans obtenir de contreparties suffisantes. Au contraire, ajoutent ces experts, Kim Jong-un préfère négocier en direct avec Donald Trump, qu’il s’abstient de critiquer directement même quand les autorités nord-coréennes dénoncent les méthodes de « gangster » des négociateurs américains.

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