Les manifestants libanais, qui entraient jeudi dans leur 4e semaine de mobilisation, ne s’en prennent pas seulement à la classe politique. Ils mettent également en cause les négligences d’un système bancaire qui favorise la corruption.

Le mouvement de protestation entame jeudi 8 novembre sa quatrième semaine au Liban. Les manifestants, qui réclament un nouveau gouvernement,  sont mobilisés pour dénoncer la corruption et l’incompétence de leurs dirigeants, dans un pays en proie à une grave crise économique.

Sacs à dos sur les épaules, brandissant des drapeaux libanais, allumant des fumigènes colorés, les contestataires s’en prennent également aux institutions et au centre de pouvoir. Notamment à la banque centrale du Liban.

« Riad Salamé [gouverneur de la banque centrale du Liban, NDLR] est un voleur ! martèle Saraa Danawi, qui manifeste devant la banque incriminée. À bas, à bas, le règne des corrompus. »

Et une autre manifestante d’expliquer : « Tout l’argent que reçoivent les députés et les ministres passe par la banque centrale du Liban. Alors dans la mesure où cette banque ne fait rien pour s’opposer à la corruption de nos hommes politiques, elle se rend complice de cette corruption. « 

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