jeudi, octobre 29, 2020

« La prison ou la mort » pour les femmes jihadistes en Syrie

Alors que les frappes de la coalition touchent à leur fin, le dernier bastion de l’organisation État islamique dans l’est de la Syrie est sur le point de tomber. Les civils fuient les combats et de nombreuses femmes, membres du groupe terroriste, se retrouvent dans des camps aux mains des Forces démocratiques syriennes. Les reporters de France 24 ont pu les rencontrer et recueillir leur témoignage, rare et parfois glaçant.

Dans l’est de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS) et la coalition internationale resserrent l’étau sur le dernier bastion du groupe État islamique. Les violents combats et les conditions humanitaires forcent des civils à fuir, jour après jour, le territoire contrôlé par les jihadistes. Parmi eux se trouvent de nombreuses étrangères venues du monde entier pour rejoindre le « califat » autoproclamé.

Livrées à leur sort, les femmes des jihadistes, souvent étrangères, n’ont d’autre choix que de se rendre avec leurs enfants aux FDS, qui ne tiennent pas particulièrement à s’en occuper. Les reporters de France 24 ont pu rencontrer ces femmes dans le camp de Al-Hol, dans le nord-est du pays.

Qui sont-elles ? Pourquoi avaient-elles émigré en Syrie à l’âge d’or du groupe État islamique ? Françaises, tunisiennes, suédoises ou russes, aujourd’hui prisonnières des forces kurdes, elles ont accepté de livrer leur point de vue aux reporters de France 24.

Pour certaines, c’est un soulagement que d’avoir quitter le territoire contôlé par les jihadistes, pour d’autres, cela revient à trahir leur engagement. Certaines femmes en effet ne manifestent aucune forme de remords et continuent de défendre la cause du terrorisme et de l’intégrisme islamiste. C’est une parole rare, des propos glaçants, des images parfois très dures.

C’est pourtant la réalité aujourd’hui dans le nord-est de la Syrie, avec comme question connexe : que faire demain de ces femmes aujourd’hui prisonnières de camps provisoires ?

La plupart souhaitent revenir dans leur pays d’origine, où la justice les attend, quand elle ne les a pas déjà condamnées. Alors, quel traitement réserver à ces prisonnières ? Leurs pays d’origine doivent-ils les rapatrier ? Les juger ? Les emprisonner ? Un problème complexe et politiquement très sensible.

 

SourceFrance 24

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