L’Amnesty International exploite l’interdiction d’entrée des assassins de Khashoggi aux USA

Courrier arabe

L’Amnesty International a appelé, mardi, à l’ouverture d’une enquête indépendante par l’ONU sur le meurtre du journaliste Saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, en Turquie.

L’organisation internationale a lancé l’appel en réponse à la déclaration du département d’État américain qui avait, lundi, interdit l’entrée aux États-Unis de 16 citoyens Saoudiens soupçonnés d’être impliquer dans le meurtre de Khashoggi.

Les 16 personnes qui ont été annoncées par le département d’État américain sont : Saoud al-Qahtani (ancien conseiller du prince héritier saoudien Muhammad ben Salmane), Maher Mutrab, Salah Tabibi, Mish’al al-Bustani, Nayef al-Arifi, Muhammad al-Zahrani, Mansour Abou Hussein, Walid al-Shihri, Thair al-Harbi, Fahad al-Balawi, Bader al-Otaibi, Mustafa al-Madani, Saif al-Qahtani, Turki al-Sahri Khaled al-Otaibi, abdelaziz al-Houeyssi .

La réponse de l’organisation, sous forme de communiqué, intitulée : « Le seul moyen de demander des explications pour le crime de Khashoggi est une enquête indépendante de l’ONU » a été publiée sur son site web.

Philip Nassif, le directeur d’Amnesty International au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, a déclaré, selon le communiqué : « Si les États-Unis envisageaient sérieusement de prendre en charge l’affaire Khashoggi, son ministre des Affaires étrangères, Mike Pompeo, devra réclamer une enquête indépendante sous les auspices des Nations Unies ».

Nassif indique : « Malheureusement, l’administration du président américain Donald Trump ferme les yeux sur les violations des droits de l’homme commises par le gouvernement saoudien ».

Le communiqué ajoute aussi : « Il s’agit donc d’une enquête internationale neutre et indépendante qui révélera les circonstances du crime et transmettra le message que les responsables saoudiens impliqués dans le crime n’échapperont pas à l’obligation de rendre des comptes. »

Le 5 décembre, la justice turque a émis un mandat d’arrêt contre, Ahmed Assiri -l’ancien chef des services de renseignements-, et Saoud al Qahtani, pour soupçon d’implication dans le meurtre.

Le 3 janvier, le procureur général saoudien a annoncé le premier procès des coupables, mais les Nations Unies l’avaientt jugé « insuffisant » et avaient renouvelé leur demande d’une enquête « transparente et exhaustive ».

L’enquête de Khashoggi risque de prendre encore plus de temps qu’elle ne le parait en raison des implications constantes de forces extérieures notamment le prince saoudien Ben Salmane dont l’unique but est de classer l’affaire et d’étoffer la vérité qui risque de nuire à son image.

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