L’Arabie saoudite a déclaré qu’elle ne voulait pas entrer en guerre avec l’Iran, et a appelé à organiser, la fin du mois, deux sommets, l’un pour les Etats du Golfe et l’autre pour les pays de la ligue arabe, pour discuter de la situation.

Le ministre s’exprime 

Lors d’une conférence de presse à Riyadh, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Joubair, a déclaré que le royaume ne voulait pas de guerre dans la région, et qu’il travaillera à empêcher une telle chose de se produire. Sauf que le ministre affirma que «si l’autre partie choisit la guerre, le royaume y répliquera en force, et défendra son peuple et ses intérêts».

Il demanda à la communauté internationale de prendre sa responsabilité pour empêcher l’Iran de déstabiliser la région, appelant Téhéran à être sage et à éviter de prendre des risques qui plaçeront la région en danger.

Al-Joubair évoqua les enquêtes en cours, au sujet des navires attaqués dimanche, annonçant que des résultats commencent à prendre forme, et qu’ils seront publiés une fois l’enquête terminée.

Quant au sujet de l’attaque sur les structures pétrolières, le ministre à la fin de la conférence, a tenu à envoyer des accusations directes pour l’Iran, précisant « qu’il était à l’origine des opérations, en donnant les ordres aux Houthis, qui avaient lancé 225 missiles vers le royaume ».

Deux sommets d’urgence à la Mecque

L’Agence de presse saoudienne avait déclaré, d’après une source au ministère des Affaires étrangères, que le roi Salmane Ben Abdelaziz avait appelé à organiser deux sommets d’urgence à la Mecque, l’un concernant les Etats du Golfe et l’autre pour les pays de la Ligue arabe.

Selon la source, les sommets devront discuter les précédentes attaques qui avaient ciblé les navires et les plates-formes pétrolières saoudiennes, ajoutant que le roi saoudien, par cette invitation vise à engager des négociations avec les pays arabes pour renforcer la sécurité dans la région.

Les Émirats arabes unis ont approuvé l’invitation saoudienne, déclarant que les circonstances actuelles nécessitent une position arabe unifiée, à l’ombre des défis et des menaces qui rodent autours de la paix dans la région.

Tandis que le membre du bureau politique du groupe Houthis, Mohamed Al-Bakhiti, a , de son côté, annoncé, au nom du groupe que « ces mouvements ne permettront pas au royaume saoudien d’obtenir plus de soutien pour sa guerre au Yémen».

Bien que l’Arabie saoudite soit le fidèle allié des États-Unis dans la région, nombreuses sont les nations arabes qui critiquent sa politique étrangère. Alors que les spécialistes estiment que «la négligence régionale, au sujet des récentes attaques sera la raison de l’échec des sommets», les observateurs attendent pour voir si les sommets parviendront à changer quelque chose.

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