samedi, août 15, 2020

L’Arabie saoudite arrête deux ressortissants qataris pour rejoindre trois autres détenus

Courrier arabe

Une source officielle du Comité National des Droits de l’Homme au Qatar a révélé que les autorités saoudiennes avaient arrêté deux nouveaux citoyens qataris qui ont rejoint trois autres détenus qataris dans les prisons saoudiennes.

Un responsable qatari a attesté, sous couvert d’anonymat, au site « Alkhaleej Aljadeed » que « les noms des ressortissants qataris détenus nous sont connus, mais leurs proches ne nous ont pas autorisés à révéler leurs identités. L’un d’eux a disparu à l’aéroport de Jeddah au début de ce mois et l’autre il y a deux jours à la zone neutre de Ras el-Khafji, liant le Koweït et l’Arabie saoudite ».

La même source a mis en garde les citoyens qataris de ne plus se rendre en Arabie saoudite et a déclaré que « la situation était devenue alarmante: les deux détenus qataris Ali Nasser Ali Jarallah (70 ans) et son fils Abdul Hadi (17 ans),  étaient toujours portés disparus dans une prison saoudienne et leur famille ne savaient rien à leur sujet, bien qu’ils aient déjà obtenu un permis de visite des autorités saoudiennes pour pouvoir leur rendre visite ».

La semaine dernière, le Comité National des Droits de l’Homme au Qatar a révélé la disparition forcée d’Ali Nasser Jarallah et de son fils en Arabie saoudite, dans la province de l’Est, où ils ont été arrêtés par les autorités saoudiennes et cachés dans un lieu inconnu.

A ce sujet, le Comité s’est déclaré préoccupé, d’autant plus que les autorités saoudiennes ont récemment adopté une politique de disparition forcée d’un certain nombre de citoyens qataris en raison de la crise politique.  A cet effet, il a tenu l’Arabie saoudite pleinement responsable de la vie, et du bien être de ses citoyens.

Notant que depuis juillet 2018, Abdulaziz Saeed Abdullah, étudiant qatari,  est  inculpé dans la prison d’Al-Haer, au sud de Riyad, alors qu’il s’apprêtait à obtenir son diplôme en sciences islamiques de la Faculté de Oum Al-Qura.

Pour rappel, depuis le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte, ont imposé un blocus au Qatar pour son soutien présumé au terrorisme. Ce que Doha dément fermement, affirmant qu’elle faisait l’objet d’une campagne qui ciblait sa souveraineté nationale.

 

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