dimanche, octobre 25, 2020

L’Arabie saoudite contrôle le mouvement des activistes libérées avec des bracelets électroniques mis aux pieds

Courrier arabe

Le compte Twitter « Saoudiyat Moôtaqalat » (des Saoudiennes détenues) chargé de suivre la situation des droits de l’Homme en Arabie saoudite a révélé, ce vendredi, que Riyad a assigné à résidence les activistes provisoirement libérées avec un port de bracelets électroniques aux pieds pour surveiller leurs mouvements.

Selon le compte, cette procédure vise à empêcher ces activistes de quitter le pays, et de ne permettre à aucune organisation des droits de l’Homme ni à des médias étrangers de les interroger, de crainte de dévoiler les violations qu’elles ont subi dont la maltraitance, la torture et le harcèlement sexuel.

Le compte Twitter « Saoudiyat Moôtaqalat » a précisé que les activistes qui ont été contraintes de mettre les bracelets électroniques sont: Roqaya Al-Mohareb, Aziza Al Youssef, Imane Al-Nafjan, Haton Al Fassi, Amel Al Harbi, Abir Al Namnakani, Shadan Al Anzi et Maïssa Almanea.

Le même compte a insisté sur le fait que la mise en résidence forcée des activistes libérées provisoirement constitue une violation flagrante des droits de l’Homme, et une persistance des pratiques répressives.

Le compte appelle la société civile travaillant à la défense des droits de l’Homme à participer à une campagne dénonçant ces violations sur le Hashtag #الاقامة_الجبرية_اعتقال (la résidence forcée est une détention)

Des médias internationaux, entre autres le Washington Post, ont publié des rapports sur les tortures horribles  que ces activistes saoudiennes détenues ont subi dans les prisons du royaume, en appelant à juger les personnes impliquées parmi les responsables saoudiens, à commencer par l’ancien conseiller dans la Cour royale Saoud Al Qahtani, proche du prince héritier Mohammed Ben Salmane.

Les autorités saoudiennes accusent ces activistes de « contact suspect avec des parties étrangères », et nient complètement toutes les allégations de torture en affirmant qu’elles « ne permettent ou n’encouragent aucunement ce genre d’actes ».

Cependant, simultanément à ce discours, les mêmes autorités ont empêché des diplomates occidentaux et des médias d’assister à l’audience de ces activistes en mars dernier, et les ont fait sortir du palais de justice.

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