Les propos du chef adjoint de la police de Dubaï, le général Dhahi Khalfan, appelant à former des milices pour attaquer et punir le Qatar avaient pris l’air de menaces et d’incitations à la guerre.

Khalfan avait publié, sur son compte Twitter, des accusations reprochant au Qatar d’altérer la sécurité des pays arabes et le tenant responsable de la situation chaotique en Libye.

Il avait déclaré que le Qatar ne s’arrêtera que si des milices arabes lançaient une « attaque concentrée », des milices qui pourront être rassemblées dans les pays touchés par les interventions du Qatar, a-t-il ajouté.

Il a affirmé qu’elles devront être recrutées et envoyées, aussi tôt à Doha, pour que l’émir du Qatar comprenne « qu’on répond à la guerre par la guerre ».

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que Khalfan lance des attaques visant le Qatar où appelant à une opération militaire à son encontre.

Par ailleurs, des activistes avaient surveillé environ 50 tweets, dans lesquelles Khalfan avait directement exhorté le public contre le Qatar, ce qui a poussé les Qataris à considérer l’action comme menace explicite qui exprime les intentions du gouvernement d’Abou Dhabi.

En rappel, le 5 juin 2017, après avoir piraté le site électronique de l’agence de presse Qatarie, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis et l’Égypte avaient imposé un embargo au Qatar.

Officiellement les 4 états à l’origine du blocus reprochent au Qatar l’intervention dans leur politique intérieure et étrangère, sa complicité avec l’Iran ainsi que son soutien à la résistance palestinienne à Gaza.

Depuis, la querelle entre les pays s’envenime de plus en plus donnant profit à des parties étrangères qui exploitent la crise du Golf et profitent des conflits interminables.

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