Le rapport du ministère américain des Affaires étrangères, affichant un bilan du terrorisme dans le monde durant l’année 2018, a estimé que les Émirats arabes unis (EAU) étaient une plaque-tournante régionale et internationale des organisations terroristes, et accusa l’Arabie saoudite de prendre le terrorisme pour prétexte, afin de poursuivre l’arrestation des activistes et des opposants.

Le rapport exposa, de manière détaillée, les engagements de plusieurs pays dans le combat de «la lutte contre le terrorisme et son financement», classifiant la Corée du Nord, l’Iran, le Soudan et la Syrie comme étant «les parrains principaux» du terrorisme dans le monde.

Les EAU, le centre des organisations terroristes

Il commença par les EAU, qu’il estima être la plaque-tournante régionale et internationale des organisations terroristes, et expliqua que le pays représentait leur centre de réception et d’envoi d’argent.

Et en signalant le fait que les arrangements diplomatiques étaient un obstacle devant le gouvernement émirati, «qui aurait dû geler les actions terroristes» sans se soucier des conséquences politiques, le rapport nota que le conflit entre le Qatar, les EAU, le Bahreïn, et l’Égypte entravait la collaboration régionale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

L’Arabie saoudite et la couverture du terrorisme

L’Arabie saoudite fut mentionnée comme étant une partie qui soutenait des idées d’intolérance dans plusieurs pays, et le fait que les manuels scolaires saoudiens contenaient à ce jour, des idéologies qui prônent l’intolérance, l’extrémisme et la violence, a été bien précisé.

Et c’est en évoquant la situation des droits de l’homme en Arabie saoudite, que le rapport signala que les arrestations des activistes, des académiciens, et des hommes de religion, étaient menées sous la couverture du terrorisme.

Il expliqua que les autorités saoudiennes affirmèrent que les personnes détenues étaient coupables de crime contre la sécurité nationale, des charges que le royaume classifie comme étant un acte terrorisme.

Un état des lieux dans le monde

Le rapport du ministère américain traita également les procédures en relation avec les affaires de terrorisme, dans plusieurs villes du monde, et critiqua les démarches mises en oeuvre par les autorités égyptiennes, dans le domaine de la lutte électronique contre le terrorisme, déclarant que les procédures étaient exploitées pour interpeller les opposants du régime, qui n’ont aucune relation avec le terrorisme».

Et au sujet du Yémen, le rapport critiqua l’incapacité du gouvernement à imposer les décisions internationales pour lutter contre le financement des terroristes, et déplora la gravité de la situation au pays.

Il signala aussi que l’Organisation de l’État islamique s’était élargie au niveau international durant 2018, à travers des réseaux et des groupes qu’elle avait recruté.

Et vers sa fin, le rapport détaillé accusa l’Iran de soutenir les groupes terroristes, engagés comme agents pour élargir l’extension chiite à travers le monde, et affirma que Téhéran dépensait des milliards de dollars, chaque année, pour maintenir ses plans en marche.

Et malgré que l’administration américaine ait annoncé sa victoire en Syrie, après l’assassinat d’un grand chef terroriste, le rapport indique que la guerre contre les groupes terroristes risque d’être plus féroce, du fait qu’ils étaient munis de technologie développée et qu’ils recrutaient des combattants plus expérimentés.

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