Le Comité national qatari des droits de l’homme a annoncé que des représentants des familles des citoyens qataris détenus arbitrairement en Arabie saoudite, ainsi que de ceux portés disparus au royaume, se préparaient à témoigner des souffrances de leurs proches, devant le Parlement européen, le Conseil onusien des droits de l’homme, et d’autres comités internationales.

Ces propos ont été déclarés par le président du Comité «Ali ben Samkh al-Mari», lors de sa rencontre organisée à Genève avec l’équipe qui s’occupait de l’affaire des disparus, et celle chargée du cas des détenus arbitrairement.

«Nos deux équipes travaillent sur les violations commises par l’Arabie saoudite contre les citoyens qataris qui ont été autorisés à entrer au royaume, avant d’être interpellés arbitrairement» signala al-Mari qui dénonça les pratiques des autorités saoudiennes, en affirmant que «le Comité national déposera bientôt les dossiers complets au comité onusien chargé de la lutte contre le racisme».

À quoi jouent les autorités saoudiennes ?

Le Comité qatari affirme que l’Arabie saoudite détient actuellement cinq citoyens qataris, dont «Ali Nacer Jar Allah » âgé de 70 ans et son fils «Abdel Hadi» âgé de 17 ans, interpellés en août dernier alors qu’ils étaient en visite  au royaume après avoir obtenu un laissez-passer par les autorités saoudiennes.

Elle détient également depuis 2018, l’étudiant «Abdelaziz Saïd Abdellah» dans la prison «al-Hair» au sud de Riyadh, sans que la moindre charge ne lui soit attribuée à ce jour, en plus de deux autres citoyens qataris disparus le mois dernier, l’un de l’aéroport de Djeddah, et l’autre du côté des frontières saoudiennes avec le Koweït.

Les violations vont-elles s’arrêter ?

Durant les mois derniers, et suite à des pressions des ONG humanitaires, les autorités saoudiennes ont libéré trois citoyens qataris qui avaient été détenus sans procès judiciaire pendant plusieurs mois.

À ce sujet, le président du Comité a noté: «Après la libération des détenus, nous pensions que les Saoudiens stopperaient les violations qu’ils exercent, mais nous avons été surpris de voir que les procédures arbitraires qui n’ont pas de justifications légales continuent à l’encontre de nos confrères».

Il ajouta aussi que «les arrestations arbitraires en Arabie saoudite des citoyens qataris contredisaient les déclarations véhiculées par les responsables saoudiens qui prétendaient que les citoyens qataris étaient les bienvenus au royaume», espérant que les Nations Unies pourrons trancher dans cette affaire et équiter les victimes qataries.

Rappelons que le 5 juin dernier 2017, l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, et le Bahreïn ont coupé toutes relations avec le Qatar sous prétexte que le petit émirat gazier soutenait le terrorisme, lui imposant un blocus économique et politique, afin de diminuer son influence dans la région du Golfe.

Et bien que les accusations ont été démenties par Doha, qui affirma être victime d’une campagne pour déformer son image, les citoyens qataris continuent, sous le silence international, à être marginalisés, et privés de leurs droits, même ceux cherchant à accomplir les rituels religieux.

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