Au Liban, l’impasse est totale, aucun nouveau gouvernement n’est en vue et le pays s’enfonce encore plus dans la crise économique. Dans cette situation inquiétante, quelle est la position du Hezbollah, puissant parti politique armé issu de la communauté chiite de ce pays ?

Nabatieh est l’un des fiefs du Hezbollah. Barbe grisonnante soigneusement taillée, cet homme ne veut pas donner son nom et c’est avec méfiance qu’il considère désormaisle mouvement de contestation qui dure depuis bientôt cinquante jours au Liban. « Les premiers jours, les 17, 18 et même 19 octobre, c’était des demandes justes et tout le peuple manifestait. Puis les ambassades ont commencé à s’ingérer et elles ont commencé à les manipuler, estime-t-il. C’est dirigé contre le Hezbollah, mais tant que nous avons un leader sage qui est Hassan Nasrallah, il n’y a pas de danger. »

Invisible à Nabatieh, le mouvement de contestation s’affiche à Saïda, toujours dans le sud du Liban. Les jeunes manifestants ont installé un campement sur une place où cette militante réfute les accusations du Hezbollah. « Nous ne sommes pas contre le Hezbollah ou contre quiconque, nous sommes la résistance ! insiste-t-elle. Ce gouvernement essaie de faire croire qu’au sein du mouvement certains en voudraient à telle ou telle confession, mais ce n’est pas le cas ! »

Le Hezbollah est devenu incontournable dans le paysage politique libanais. Il soutient le président chrétien Michel Aoun et il comptait plusieurs ministres dans le gouvernement sortant.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here