lundi, octobre 26, 2020

Liban : Les manifestants tiennent tête aux répressions du gouvernement

Courrier arabe

Les manifestations libanaises se poursuivent pour la 10ème journée, affichant la détermination des protestants à rester dans les rues, malgré les blessés qui sont tombés, suite à la répression continuelle des forces de l’ordre, et les attaques agressives de certains partis politiques.

Selon plusieurs médias, au moins sept personnes ont été blessées, dans des affrontements avec les forces de l’ordre, à «Beddaoui», dans l’axe de Tripoli, au nord du pays, après des affrontements violents avec les forces de l’ordre, qui cherchaient à ouvrir, de force, les routes dans la région.

L’armée nie et les politiciens complotent 

En explication à la situation, l’armée libanaise a donné sa version des faits, affirmant dans un communiqué, que «les manifestants avaient jeté des pierres et lancé des pétards sur les soldats, ce qui les obligeât à tirer en l’air, avec des balles en caoutchouc, pour les disperser», le communiqué insista à noter qu’«en prenant la fuite, les manifestants  s’étaient bousculés, ce qui engendra plusieurs cas de blessés».

La complicité des évènements au Liban est loin de s’arrêter là, car après les violentes attaques du centre de Beyrouth, dont les manifestants avaient été victimes vendredi, agressés par les partisans du Hezbollah, hier, le «Courant patriotique libre», dirigé par le ministre des Affaires étrangères «Gebran Bassil» a lancé une marche pour soutenir le président «Michel Aoun», cherchant à provoquer les manifestants qui demandent son départ, et à déclencher des affrontements.

Tout cela se présente au moment où le gouvernement refuse de fournir des concessions, et s’attache à son premier-ministre «Saad Hariri», malgré que les milliers de protestants proclament, depuis le 17 octobre sa destitution, à l’ombre de la politique économique périlleuse dont il avait fait preuve, poussant le pays vers une crise, qui ne cesse de l’engloutir.

Aujourd’hui, même si les observateurs gardent des réserves concernant leurs pronostics sur le dénouement de l’histoire, le fantôme d’une guerre civile rôde toujours, au milieu des appels internationaux, à une résolution immédiate et pacifique, épargnant à un pays fragile, les risques d’une crise, dont il ne supportera pas le poids.

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