Manuel Valls est intervenu une dernière fois dans l’Hémicycle avant de s’engager à la mairie de Barcelone

L’ancien Premier ministre est intervenu une dernière fois dans l’Hémicycle, ce mardi, avant de s’engager dans la course à la mairie de Barcelone, sa ville natale.
Il avait remis sa démission au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand quelques heures plus tôt. Manuel Valls est intervenu une dernière fois dans l’Hémicycle, ce mardi, avant de s’engager dans la course à la mairie de Barcelone, sa ville natale.

Applaudi par une partie des députés, hué par d’autres, une partie de l’extrême-gauche brandissant même des pancartes « bon débarras », l’ancien Premier ministre a d’abord écouté l’allocution du président de l’Assemblée.

« Ce que l’Assemblée est en train de perdre, l’Europe le gagne », l’a félicité Richard Ferrand, estimant que son engagement barcelonais ne constituait « ni un départ, ni une rupture, mais un renouvellement de l’engagement démocratique européen » de Manuel Valls. « Personne n’a oublié votre discours du 13 janvier 2015, au lendemain des attentats qui avaient ensanglanté la République », a-t-il ajouté.

« Pays unique »
Manuel Valls a ensuite pris la parole pour « exprimer (sa) reconnaissance ». « A la France », d’abord, « un pays unique qui donne l’opportunité à quelqu’un qui est né à l’étranger, qui est devenu Français à 20 ans, d’être maire, député et Premier ministre », a-t-il vanté.

« Aux électeurs de la 1re circonscription de l’Essonne », ensuite, ainsi qu’à « l’Assemblée nationale, à chacun d’entre vous, sans exception », a-t-il ajouté à l’adresse des députés. « Le Parlement est le cœur battant de la démocratie, il faut le respecter et le faire respecter. »

L’Europe, « espace de paix et de progrès »
L’ancien socialiste a enfin assuré vouloir porter « les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité et cette belle laïcité » dans cet « espace de civilisation, de paix et de progrès » que représente à ses yeux l’Europe. « Le Barcelonais, le Français, le Républicain et l’Européen est reconnaissant et il ne vous oubliera jamais ! », a-t-il conclu dans un climat agité.

« La pire des choses quand on a eu l’honneur de diriger un gouvernement, c’est de susciter l’indifférence. Compte tenu de la teneur des réactions, […] je crois pouvoir dire que vous n’avez jamais suscité l’indifférence », a embrayé Édouard Philippe.

La France « reconnaissante »
Le chef du gouvernement a ensuite tenu un discours dans la veine de Richard Ferrand, louant un « engagement européen », mais aussi un « choix osé et courageux ». Et de revenir également sur le fameux discours de l’ancien Premier ministre lors des attentats de 2015.

« Vous avez su trouver les mots et l’ensemble de l’Hémicycle, quelle que soit sa position, s’en souvient, a-t-il rappelé. Combien cet Hémicycle, après votre prise de parole et un silence admirable, avait chanté la Marseillaise. La France vous en sera toujours reconnaissante », a-t-il affirmé.

A compter de mercredi, Manuel Valls ne sera plus député de l’Essonne, où il a été élu de 2002 à 2012, puis depuis 2017. Il sera remplacé par sa suppléante Marie-Hélène Bacon jusqu’à l’élection législative partielle qui doit se tenir dans les trois prochains mois.

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