jeudi, octobre 22, 2020

Nord Stream 2: L’Allemagne garde son calme face aux sanctions américaines

Après des efforts de dernière minute des États-Unis la semaine dernière pour bloquer le projet Nord Stream 2 en adoptant des sanctions sur les entreprises impliquées dans la construction de ce gazoduc presque achevé, l’Allemagne reste étonnamment calme et s’est abstenue de toute contre-mesure directe.

Bien qu’elle ait critiqué les sanctions américaines, la chancelière allemande Angela Merkel a évité toute réaction radicale telle que l’adoption de mesures punitives contre les entreprises américaines, et cherche au contraire à trouver une solution par la négociation.

« Je ne vois pas d’autre option que d’organiser des discussions, mais des discussions très fermes », a déclaré Mme Merkel la semaine dernière. « Nous sommes contre les sanctions extraterritoriales », a-t-elle souligné.

Ce gazoduc dont 160 kilomètres restent à construire est conçu pour acheminer le gaz naturel de Russie en Allemagne à travers la mer Baltique. Prévu pour entrer en fonctionnement en 2020, le gazoduc de 1 230 km de long pourrait livrer près de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an.

Suite à l’adoption des sanctions des États-Unis, le prestataire de services Allseas, l’un des principaux sous-traitants pour la pose des conduites du Nord Stream 2, domicilié en Suisse, a immédiatement annoncé qu’il suspendait ses activités de pose de conduites du Nord Stream 2.

Avant le sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) la semaine dernière, le président des États-Unis, Donald Trump, a qualifié l’Allemagne de « captive de la Russie », parce qu’elle tire 60% à 70% de son énergie de ce pays, et estimé que le nouveau gazoduc de Russie était « très mal venu » et « une très mauvaise chose pour l’OTAN ».

Juste avant l’adoption des sanctions américaines, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a insisté sur le fait que « la politique énergétique européenne se décide en Europe, pas aux États-Unis ». « Nous rejetons l’ingérence extérieure », a-t-il martelé.

Peter Beyer, coordinateur de la coopération transatlantique du gouvernement fédéral allemand, a mis en garde qu’une spirale d’escalade avec des contre-mesures n’aurait pas de sens, indiquant que les États-Unis avaient également intérêt à développer leur propre marché du gaz liquide en Europe.

SourceAgences

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

Covid-19 : une partie de l’Europe se referme face à la résurgence du virus

L'Europe se referme de plus en plus pour contrer la nouvelle vague de Covid-19, à l'instar de la République tchèque où le gouvernement a annoncé des restrictions aux...

L’Égypte tente de renouer avec l’Arabie saoudite, après un désaccord remontant à la crise du...

Des sources diplomatiques ont signalé que «des communications étaient en cours entre l’Égypte et l’Arabie saoudite, après un long silence radio à l’ombre de...

Un avion israélien atterrit à l’aéroport de la capitale soudanaise

Un site électronique israélien a rapporté, mercredi soir, qu’un avion israélien a atterri à l'aéroport de la capitale soudanaise Khartoum, dans le cadre des...

Le Qatar appelle à intervention internationale concernant la construction des unités coloniales israéliennes en...

Le parlement qatari a appelé, hier mercredi, à «une intervention internationale urgente pour mettre fin à la construction des colonisations israéliennes réalisées sur les...

Voici l’identité de l’espion des Émirats arabes unis arrêté en Turquie  

La télévision officielle turque «TRT» a mentionné, mardi, que le service des renseignements secrets (MIT) avait arrêté un Jordanien d’origine palestinienne accusé d’espionnage au...