dimanche, mai 31, 2020

Où en est l’histoire de Ben Salmane et l’infiltration des téléphones de «Jeff Bezos» et de «Jared Kushner» ?

Courrier arabe

Après les déclarations du journal britannique «The Guardian» , les Nations unis, à leur tour, ont annoncé avoir des preuves «sur la probable implication» du prince héritier saoudien, «Mohamed ben Salmane», dans l’affaire de l’infiltration du téléphone de «Jeff Bezos», le fondateur d’«Amazon» et le propriétaire du «Washington Post». Et bien que Riyad ait nié les faits, certains redoutent que «Jared Kushner», le conseiller du président américain «Donald Trump» aurait subi le même sort.

Depuis quelques heures, un communiqué diffusé par les Nations unies, signala avoir des informations sur «la probable implication» du prince héritier saoudien, dans l’affaire de l’infiltration du téléphone de «Jeff Bezos».

Le déroulement des faits selon l’ONU  

Selon le communiqué, l’action avait été entreprise, «dans le but de mettre des pressions sur le «Washington Post», à l’ombre de sa couverture médiatique des informations en relation avec l’Arabie saoudite».

Il indiqua que «Mohamed ben Salmane» et «Bezos» se seraient échangés leurs numéros, un mois avant que le téléphone de ce dernier ne soit infiltré.

Il souligna que l’infiltration avait eu lieu le même mois, où les téléphones des proches de «Jamal Khashoggi» avaient été infiltrés et nota que ««ben Salmane» avait utilisé le programme israélien «Pegasus» pour infiltrer l’appareil».

Le communiqué explique ensuite que «la période de l’infiltration du téléphone de «Bezos» impose l’ouverture d’une enquête, pour suivre de près les hypothèses qui signalent que «ben Salmane» était impliqué dans le meurtre de «Jamal Khashoggi»».

«Les accusations imposent que les États-Unis et les autres autorités concernées ouvrent une enquête immédiate», avaient noté «Agnès Callamard», la rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et «David Kaye», le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’expression, les deux responsables onusiens qui avaient signé le communiqué.

La flamme médiatique

Tôt dans la journée, le journal britannique «The Guardian» avait annoncé que «le téléphone portable du fondateur d’«Amazon», le milliardaire américain «Jeff Bezos» avait été infiltré, après que le prince héritier de l’Arabie saoudite lui avait envoyé une vidéo via «Whatsapp».

Le journal signala qu’une importante quantité d’informations avait été relevée du téléphone de la victime, indiquant que «le message avait été envoyé à «Bezos», le 1èr mai 2018, soit 5 mois avant le meurtre de «Khashoggi», le journaliste saoudien assassiné au consulat de son pays».

«Kushner » aurait-il subi le même sort ?

Cette histoire est loin d’être terminée, notamment après qu’un rapport américain a révélé que le gendre du président américain et son conseiller «Jared Kushner», contactait le prince héritier saoudien «Mohamed ben Salmane» via l’application «Whatsapp».

Publié aujourd’hui mercredi, par le site web d’information «Business Insider», le rapport affirma que «la première fois que «Kushner» avait envoyé un message à «ben Salmane», en utilisant «Whatsapp», était en mars 2018».

Pouvait avoir violé les lois des registres fédéraux, «Kushner» a été largement critiqué par les spécialistes de la cyber-sécurité et les législateurs de son pays, qui redoutent que son téléphone ne soit infiltré suite à sa négligence.

Négations saoudiennes

Dès l’annonce de cette nouvelle, et agissant suite à ce qui semblerait une prise de conscience de l’ampleur des faits, le ministre saoudien des Affaires étrangères, «Fayçal ben Farhane al-Saoud», a déclaré pour l’agence britannique «Reuters» : «Je pense que le mot invraisemblable, est la description la plus précise».

Il ajouta: «L’idée que le prince héritier infiltre le téléphone de «Jeff Bezos» est vraiment une idée ridicule», en signalant que l’Arabie saoudite enquêtera sur l’affaire, si des preuves appuyant les accusations étaient présentées.

De même, l’ambassade saoudienne à «Washington» a démenti les rapports, proclamant à travers une publication sur compte officiel, l’ouverture d’une enquête à ce sujet, pour débusquer la réalité.

Rappelons toutefois, que l’Arabie saoudite avait précédemment été accusée d’être responsable de la publication d’une histoire sur «Bezos», divulguant des photos intimes de lui et sa petite amie «Lauren Sanchez». Une lourde affaire qui avait détruit son mariage, après 25 d’union, et dont Riyad avait insisté à en nier toute implication.

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

Covid-19 : En Afrique, le bilan dépasse la barre de 4 mille morts

Le bilan de la pandémie Covid-19 en Afrique a atteint les 4.069 décès, dimanche matin, parmi les 141.535 cas confirmés dans 54 pays africains,...

Covid-19 : Le Maroc enregistre 66 nouveaux cas, le bilan s’élève à 7780 cas...

RABAT, 30 mai (Xinhua) -- Le Maroc a enregistré samedi 66 nouveaux cas d'infection au coronavirus, portant le nombre total à 7.780, a annoncé...

Covid-19 : Les Marocains bloqués en Algérie rapatriés en premier

RABAT, 30 mai (Xinhua) -- Un total de 301 Marocains bloqués en Algérie à cause de la fermeture des frontières pour juguler la propagation...

La Mosquée Al Aqsa envahie par des dizaines de colons israéliens

Des dizaines de colons juifs ont envahi les esplanades de la Mosquée d'al-Aqsa , dimanche matin, quelques heures après son ouverture. Des témoins oculaires ont...

Covid-19: le bilan grimpe à prés de 30 mille morts en France

La France a enregistré 28 771 décès depuis le début de l’épidémie de coronavirus, dont 57 sont intervenus dans les dernières 24 heures, ont...