De nouvelles violences ont été enregistrées dans le centre du Mali, faisant six morts, dont deux femmes et une jeune fille, a fait savoir mardi soir la mission onusienne (Minusma) dans un communiqué.

La première attaque a eu lieu dans le village dogon de Ouadou, dans le centre, faisant 4 morts, dont une jeune fille et la deuxième a eu lieu dans le hameau dogon de Kere Kere, dans le Cercle de Bankass (près des frontières avec le Burkina Faso), où au moins deux femmes ont été tuées et une autre blessée, a ajouté la même source.

Au cours de ces attaques, des maisons ont été incendiées et du bétail a été emporté, a affirmé la Minusma dans son communiqué.

Ces deux attaques interviennent après le massacre survenu samedi dernier dans le village peul d’Ogossagou, région de Mopti (centre), et dont le bilan a été revu à la hausse, mardi, faisant état de 160 morts.

Cette tuerie est la plus sanglante au Mali depuis la fin des principaux combats de l’opération anti-terrorisme lancée en 2013, à l’initiative de la France, pour chasser les groupes armés qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

Ces violences ont été largement condamnées par la communauté internationale, dont notamment l’Onu et l’Union africaine, appelant les autorités maliennes à ouvrir rapidement une enquête et à en introduire les coupables en justice.

Un conseil des ministres extraordinaire a eu lieu dimanche, suite à ce massacre, et décidé d’introduire des changements dans les commandements de l’armée et de dissoudre l’Association de chasseurs dogon « Dan Na Ambassagou » (« Justice sera faite »).

Une réunion au Conseil de sécurité de l’Onu sur le Mali est prévue ce vendredi 29 mars pour examiner la situation et prendre des décisions, a-t-on appris de sources concordantes.

A cette occasion, le Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga, a entamé mardi une visite aux Etats-Unis, à la tête d’un importante délégation ministérielle.

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