Les combats se poursuivent au «Rif nord de Hama» en Syrie depuis l’aube d’aujourd’hui, entre l’opposition et les forces du régime d’Al-Assad qui accumulent les échecs avec des dizaines de soldats tués, dans un temps où la Turquie a décidé de renforcer ses positions sur les points de surveillance au Rif d’Idlib.

La chaîne d’information syrienne «Cham» a déclaré que les forces du régime avec leurs milices affiliées étaient bloqués sur les axes de «Tel Malah» et «Al-Jabin» malgré la persistance russe à reprendre les zone perdues.

Elle ajouta que le régime et la Russie «tentaient depuis deux jours d’établir une trêve, comme couverture pour avancer», affirmant que l’opposition qui tenait à conserver les positions conquises «avait détruit deux blindés et tué plusieurs soldats», signalant les échecs infligés au troupes d’Al-Assad.

De son côté, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme a annoncé que 35 combattants, dont 26 des forces du régime, étaient tués lors des raids russes et syriens menés aujourd’hui au Rif nord de Hama.

Les turques ont leur mot à dire

Par ailleurs, des activistes ont déclaré qu’une unité militaire turque avec des véhicules blindés avait traversé les frontières en direction d’Idlib dans le but de renforcer les points de surveillance qu’ils assurent dans la zone, après que le président Recep Tayyip Erdoğan avait promis de répondre aux raids menés par le régime syrien sur les positions turques.

Erdoğan déclara, lors d’une conférence de presse, que «les attaques du régime syrien sur les civils à Idlib avec des bombes incendiaires est un crime impardonnable », en affirmant d’un ton sévère : «Nous ne resterons pas les bras croisés si le régime poursuit ses attaques sue nos postes de contrôle» et soulignant que les turques avaient leur mot à dire à ce sujet.

Et alors que l’armée russe avait annoncé mercredi que grâce à «une médiation turque et russe, un accord pour établir cessez-le-feu dans la zone démilitarisé à Idlib verra bientôt le jour», le ministre des Affaires étrangères turque annonça que «la conclusion de l’accord avait encore un long chemin à faire», signalant que son pays se chargera de remplir sa part du contrat et à maintenir la paix dans la zone sous sa surveillance.

Rappelons que la Russie et la Turquie se sont mis d’accord le 17 septembre 2018 à Sotchi sur les frontières de la « zone démilitarisée » mise en place à Idlib sous le contrôle d’Ankara et de Moscow.

Et bien que l’accord insistait à interdire l’usage d’armes lourdes, les russes qui appuient les forces d’Al-Assad violent régulièrement ses consignes sous prétexte de poursuivre les rebelles réfugiés dans la zone, des actes inadmissibles pour la Turquie qui prévoit d’aborder de nouvelles mesures dans les jours à venir.

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