A woman looks at her five-year-old daughter sitting on a weighing scale at a malnutrition treatment center in Sanaa, Yemen November 22, 2017. REUTERS/Khaled Abdullah - RC1AD3423DD0

Une troisième vague de l’épidémie de choléra pourrait toucher le Yémen, a affirmé jeudi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, en évoquant une augmentation des personnes infectées au cours des dernières semaines.
Lors de son point-presse quotidien, le porte-parole a notamment souligné que les pluies actuelles au Yémen « accentuaient le risque » de cette troisième vague. « Au cours des deux derniers mois, le nombre de cas de choléra présumé a augmenté », a-t-il dit. « Depuis avril 2017, plus d’1,1 million de cas présumés de choléra et 2.310 décès liés à la maladie ont été signalés dans le pays », a précisé le porte-parole. « Entre le début de l’année et la mi-août, près de 120.000 cas ont été rapportés. Bien que ce chiffre soit inférieur pour la même période à celui de 2017, l’augmentation des cas ces dernières semaines laisse penser qu’une troisième vague de l’épidémie est possible », a-t-il déclaré.

Des moyens médicaux supplémentaires ont été déployés sur le terrain pour faire face à cette éventuelle vague, a précisé Stéphane Dujarric.

Début août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déjà averti de la possibilité d’une nouvelle « vague majeure » de cas de choléra.

La situation au Yémen est décrite par l’ONU comme la pire crise humanitaire au monde. Depuis l’intervention dans ce pays en mars 2015 d’une coalition arabe sous commandement saoudien soutenant les forces gouvernementales contre les rebelles houthis appuyés par l’Iran, le conflit a fait plus de 10.000 morts –dont 9.500 civils– et plongé plus de huit millions de Yéménites dans une situation de quasi famine.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here