mercredi, octobre 21, 2020

Vente d’armes françaises à l’Arabie Saoudite: plusieurs journalistes auditionnés par les services secrets

Courrier arabe

Plusieurs journalistes français ont été convoqués par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre des enquêtes menées après les révélations des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, et qu’elle aurait utilisées au Yémen.

Au courant du mois de mai, trois journalistes ayant enquêté sur l’exportation d’armes françaises à l’Arabie Saoudite. Les deux fondateurs du nouveau média en ligne Disclose et un journaliste de Radio France ont été convoqués par les services secrets français. Tous les trois ont dénoncé une « tentative d’intimidation ».

Une journaliste du journal « Quotidien » a révélé ,mercredi , avoir été convoquée au mois de février par la DGSI pour une enquête sur les ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite, après l’annonce des convocations prochaines d’un collaborateur du site Disclose sur ce même dossier et d’un grand reporter du Monde sur l’affaire Benalla, qui suscitent de nombreuses réactions d’indignation.

« C’était le 15 février, au siège de la DGSI, parce que je travaillais sur les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis », a expliqué Valentine Oberti dans l’émission Quotidien sur TMC, ajoutant que « l’ingénieur du son et la journaliste reporter d’images qui travaillent avec elle avaient eux aussi été convoqués, les 11 et 15 avril. »

« A notre connaissance, huit journalistes convoqués, interrogés par la police en quatre mois », a souligné la journaliste, elle dénonce en même temps cette procédure « d’intimidation », visant à identifier leurs sources.

Dans le même contexte, le journal français Le Monde avait indiqué, mercredi, que sa grande reporter, qui avait travaillé et révélé l’affaire Benalla, était convoquée le 29 mai par la DGSI.

Ces convocations et ces interrogatoires dans les locaux de la DGSI ont entraîné une avalanche de réactions de journalistes et de personnalités politiques. Le SNJ-CGT a dénoncé un « nouveau coup de canif insupportable contre le journalisme et la liberté d’informer », et rajoute « qu’une procédure dont le but inavoué est de faire taire les journalistes dans l’exercice de leur rôle d’informer ». « 

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