Baptisé Force de Sibérie, ce gazoduc connecte les gisements de Sibérie orientale à la frontière chinoise. « Un événement véritablement historique », pour le président russe.

Source AFP

C’est un lancement « historique » pour Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping. Lundi 2 décembre, les deux chefs d’État ont inauguré le premier gazoduc, baptisé Force de Sibérie, reliant la Russie et la Chine. C’est « un événement véritablement historique, non seulement pour le marché mondial de l’énergie, mais avant tout pour vous et moi, pour la Russie et la Chine », a déclaré le président russe lors d’une vidéoconférence en duplex retransmise à la télévision russe. Ce projet « portera la coopération stratégique russo-chinoise à un tout autre niveau », a-t-il ajouté.

Le gazoduc Power of Siberia connecte, via plus de 2 000 kilomètres de tuyaux, les gisements de Sibérie orientale à la frontière chinoise. À terme, le réseau dans son ensemble sera long de plus de 3 000 kilomètres. Premier gazoduc russo-chinois, destiné à assouvir l’immense appétit énergétique de la Chine, ce projet symbolise le partenariat stratégique entre Pékin et Moscou, notamment dans le domaine énergétique.

La Chine doit achever sa portion du gazoduc en 2022-2023

« Le robinet est ouvert ! […] Le gaz entre en Chine », a déclaré solennellement le patron de Gazprom Alexeï Miller, accompagné de dizaines d’employés figés, en uniformes bleu et blanc, les couleurs du géant gazier. Côté chinois, les employés de PetroChina, le partenaire de Gazprom pour ce projet, sont apparus à l’écran tout de rouge vêtus, en rang serré et tout aussi figés. La Chine doit achever sa portion du gazoduc en 2022-2023 pour amener le gaz jusqu’à Shanghai.

« Le développement des relations sino-russes est et sera une priorité de la politique étrangère de chacun de nos pays », a pour sa part déclaré Xi Jinping, qui se montre désormais très proche de son « ami » Poutine après des décennies de méfiance entre les deux pays. « Il s’agit d’un projet historique […], il constitue un exemple d’intégration profonde et de coopération mutuellement bénéfique entre nos pays », a-t-il ajouté.

Selon Gazprom, près de 10 000 personnes ont travaillé sur le chantier de ce projet, sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique.

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