Le bilan du raid aérien mené par la coalition sous commandement saoudien au Yémen s’est encore aggravé, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Il a fait 51 morts, dont 40 enfants, et 79 blessés.

Le nombre des victimes d’une frappe aérienne attribuée à une coalition sous commandement saoudien au Yémen, le 9 août, s’est encore alourdi. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a donné mardi 14 août, dans un communiqué, un nouveau bilan de la tragédie  : 51 morts, dont 40 enfants, et 79 blessés, dont 56 enfants. Le précédent bilan du CICR faisait état d’au moins 29 enfants âgés de moins de 15 ans tués.

Le raid du 9 août a frappé un bus qui transportait des enfants sur un marché très fréquenté de Dahyan, dans la province septentrionale de Saada, fief des rebelles Houthis. Ce carnage a suscité une vague de réprobation internationale et des appels à l’ouverture d’une enquête.

Depuis mars 2015, une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite intervient au Yémen pour aider le pouvoir face aux rebelles Houthis qui s’étaient emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa. Depuis, cette guerre, sans perspective de solution en vue, a fait quelque 10 000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire » au monde, selon l’ONU.

Les frappes ont repris dans la région visée par le raid

La plupart des morts ont été enterrés lundi 13 août après des funérailles organisées et encadrées par les rebelles à Saada. À cette occasion, des milliers de partisans des insurgés ont manifesté pour dénoncer tour à tour l’Arabie saoudite, les autres membres de la coalition et les États-Unis, accusés de fournir une aide logistique et des informations aux Saoudiens.

>> À lire : Des dizaines d’enfants tués après des frappes aériennes dans le nord du Yémen

Selon les médias des rebelles, la coalition a poursuivi ses raids lundi sur différentes cibles de la province de Saada, d’où sont tirés habituellement des missiles balistiques contre l’Arabie saoudite voisine.

Au lendemain de l’attaque, la coalition a annoncé l’ouverture d’une enquête, en évoquant des « dommages collatéraux subis par un bus de passagers » à l’occasion d’une opération menée par ses forces contre les rebelles.

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