Des sources locales yéménites ont rapporté que des troupes de la Brigade des géants, soutenues par les Émirats arabes unis (EAU) s’étaient retirées de leurs positions sur les côtes ouest du pays, se dirigeant vers la ville d’Aden, contrôlée actuellement par le conseil transitionnel du sud, au moment où l’Arabie saoudite a proposé de régler le conflit à Socotra.

Les sources ont signalé que «le retrait des Brigades des géants était par ordre de la direction émiratie à Aden, dans le but de renforcer les positions des troupes du conseil transitionnel sur place», elles ont également noté que «quelques semaines avant, les Émiratis avaient retiré les armes lourdes, et les véhicules blindés des Brigades, et qu’ils les avaient transféré à Aden et à Abyin», soulignant que ses renforts se présentaient à l’ombre de la conclusion d’un accord, qui met fin à la domination du conseil transitionnel sur Aden.

La proposition saoudienne, est-elle un plan pour regagner la confiance perdue ?  

Une proposition mise sous la lumière par une source du gouvernorat de «Socotra», qui déclara que «la direction des troupes saoudiennes dans la région, avait suggéré aux autorités locales de mettre fin au conflit dans l’île, et ce, suite à la rébellion menée par l’ancien chef de l’ordre et les Brigades al-Hizam soutenues par les EAU».

De même, elle expliqua que «les forces saoudiennes, avaient proposé d’accorder au directeur «Ali Ahmed al-Jardahi» jusqu’à dimanche, pour quitter le centre de la police, qu’il avait envahi avec les Brigades al-Hizam, et de le livrer à «Fayez Tahis», le nouveau directeur récemment désigné par le président yéménite «Hadi Mansour Abed Rabou»», et souligna que la proposition impliquait également la livraison de tous les points de barrage instaurés par les troupes soutenues par les EAU aux forces de sécurité locale.

De son côté, lors d‘une interview avec la chaîne d’informations «al-Jazeera», «Adel al-Husni», le dirigeant de la révolution yéménite du sud, a déclaré que «le retrait des Brigades vers Aden, résultait du fait qu’ils avaient, ainsi que les Brigades al-Hizam, échoué face à l’armée nationale», et bien qu’il n’ait pas caché son inquiétude, en se demandant de l’identité de la partie que vont combattre les troupes soutenues par les EAU, il espéra que les civils soient épargnés dans un conflit qui s’annonce féroce.

Les soldats abandonnés par le gouvernement et l’Arabie saoudite

Dans un contexte similaire, des responsables gouvernementaux yéménites, des activistes, des militants, et des civils ont demandé au président Hadi Mansour, ainsi qu’à la direction de la coalition arabe d’intervenir pour mettre terme à souffrance des centaines de blessés suite aux affrontements avec les Houthis, sur les différents fronts «dans les gouvernorats d’Aden, Lahedj, Abyin, Dhale».

Lors d‘une réunion tenue à Aden, ils avaient signalé la ségrégation raciale et arbitraire pratiquée à l’encontre des blessés dans les régions citées, et expliquant que la détérioration de la situation avait coûté la vie à deux combattants car ils n’avaient pas été transféré pour avoir des soins, ils ont annoncé qu’ils avaient organisé une série de protestations, au cas où les autorités concernées ne répondaient pas à leur appels durant les quelques jours à venir.

Rappelons toutefois que la crise au Yémen s’enflamme entre le gouvernement yéménite, les séparatistes, et les Houthis, trois fronts lourdement armés, et tous terminés à avoir leur propre état, et ne se souciant que très peu du sort du pays qui a sombré dans la guerre et de la vie des milliers de civils qui meurent chaque jour par dizaines.

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