Un site gazier exploité par une compagnie contrôlée en partie par le groupe français Total a abrité une prison secrète utilisée par des soldats émiratis en 2017 et 2018 à Balhaf, dans le sud du Yémen, affirment trois ONG dans un rapport publié ce jeudi 7 novembre.

Ce site, qui regroupe une usine de liquéfaction de gaz et un terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL), a cessé ses activités en 2015 en raison de la guerre au Yémen. “Selon des sources ouvertes et des témoignages, il héberge depuis 2016 une milice -les forces d’élite de Shabwa- sous contrôle des Émirats arabes unis”, écrivent l’Observatoire des armements, SumOfUs et les Amis de la Terre.

“Ces témoignages relatent des traitements inhumains et dégradants (privation de soins, tortures) commis par des soldats émiratis”, ajoutent-ils. “Les personnes qui s’y font enfermer sont généralement accusées d’appartenir à Al-Qaida sur la péninsule arabique (AQPA)”, sur la base “souvent de soupçons sans fondement ou d’une vengeance personnelle”, poursuivent-ils.

Total dit qu’il ne sait pas

Le site est exploité par Yemen LNG, dont Total est actionnaire à 39,6% aux côtés de la société américaine Hunt (17,2%), de sociétés coréennes (21,4%) et d’entreprises publiques yéménites (21,7%).

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