Tunisie : L’Instance des élections accusée de corruption et d’infiltration étrangère

Courrier arabe

Selon les médias locaux tunisiens, le président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) a été accusé, par deux des membres de l’organisme, de corruption administrative et financière et de permission à l’infiltration étrangère au pays, à travers les élections précédemment organisées.

Annonçant le déclenchent d’une crise interne, et ceci, suite à des déclarations, que leurs avaient fourni «Adel Brinsi» et «Nabil Azizi», deux membres à l’ISIE, lors desquelles ils avaient accusé «Nabil Baffoun» le président de l’Instance, de corruption et de mauvaise gestion administrative et financière, et de recrutement de faveur.

Et du fait que les deux hommes redoutaient que la base de données des électeurs tunisiens et la scène politique soient infiltrées par les étrangers, à travers une compagnie américaine convoitée par l’ISIE, pour l’assistance technique durant les élections présidentielles et législatives, les médias sont allés jusqu’à parler de l’implication de «Baffoun» dans une affaire de trahison et de collaboration étrangère.

Mauvaise interprétation

Sur ce, «Adel Brinsi» a affirmé à «al-Jazeera net» que ses déclarations avaient été mal interprétées, «car il s’était seulement posé des questions légitimes, sans lancer, à aucun moment, des accusations de trahison ou de collaboration étrangère».

Il signala que «ses propos appelaient à envisager des réformes, au niveau de la gestion administrative et financière de l’ISIE, sans cibler une personne précise, contrairement à ce que les médias locaux avaient annoncé».

Graves accusations

De son côté, «Nabil Baffoun» a déclaré aux médias locaux que les déclarations des deux hommes étaient «irresponsables et dangereuses», niant toutes les accusations qui lui ont été lancée, signalant que les lourdes accusations, l’ont poussé à déposer contre eux une plainte, pour atteinte à sa personne.

Et pour sa part, «Farouk Bouasker», le vice-président de l’ISIE, lors de déclarations à «al-Jazeera net» a insisté sur le fait que «les déclarations de Brinsi et de Azizi étaient infondées et irresponsables».

Il expliqua que toute institution publique était vulnérable aux problèmes de gestion, et signala: «Dans le cas du président de l’ISIE, il est impossible d’évoquer la corruption et l’infiltration étrangère».

Face de telles évolutions, «Farouk Bouasker» a mis en garde contre les répercussions de la crise, indiquant que la déformation de l’image de l’Instance -qui pouvait résulter de règlement de compte entre Baffoune et quelques membres- risquait d’affecter le parcours électoral national.

Une vieille relation

Et au sujet de la compagnie américaine, convoitée pour les élections, le vice-président de l’ISIE, expliqua que «la Fondation internationale pour les systèmes électoraux» (IFES) collaborait depuis 2011 avec l’Instance, et plusieurs autres institutions souveraines tunisiennes.

Et en niant le fait que la compagnie américaine ait consulté la base de données personnelle des électeurs, il affirma que l’ISIE disposait d’unités internes et externes, qui assurent une haute surveillance, excluant toute possibilité d’infiltration étrangère.

Toutefois, il importe de noter qu’au comble de cette crise, «Nabil Bouffoun» se prépare à recevoir le «Bouclier de la paix et de l’humanité», fournie par l’une des universités américaines, en témoignage de la transparence des élections, qu’il a su mené avec l’Instance.

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