21.4 C
New York
lundi, juin 17, 2024

Buy now

spot_img

Algérie: la police arrête au moins 25 personnes

Au moins 25 manifestants ont été arrêtés vendredi à Alger, peu avant une nouvelle manifestation contre le pouvoir en place et contre l’élection présidentielle du 12 décembre. Fortement déployée et équipée, la police a interpellé plusieurs manifestants, d’autres ont été aspergé de gaz lacrymogènes.

En amont d’une manifestation, à Alger, au moins 25 personnes ont été arrêtées, vendredi 29 novembre, dans la capitale algérienne, peu avant le départ du « traditionnel » cortège hebdomadaire. Une nouvelle manifestation était organisée contre le pouvoir en place, et pour dire non à la présidentielle prévue le 12 décembre prochain.

Aux cris de « On jure qu’il n’y aura pas de vote », « c’est notre pays, c’est nous qui décidons », plusieurs centaines de personnes étaient déjà rassemblées dans le centre de la capitale, plus de deux heures avant le coup d’envoi de la manifestation, après la prière du vendredi.

Très fortement déployée en ce 41e vendredi consécutif de protestation, la police, équipée de moyens lourds, notamment un camion à eau et un véhicule équipé d’une lame antibarricades, a arrêté plusieurs jeunes s’étant approchés de son dispositif sécuritaire.

D’autres manifestants ont été interpellés près d’un commissariat du centre-ville, a constaté un journaliste de l’AFP. La police a aspergé le groupe de gaz lacrymogène pour les disperser, selon des témoins.

Arrestations condamnées par le Parlement européen

Dans une résolution adoptée jeudi, le Parlement européen a condamné « fermement les arrestations arbitraires et illégales, ainsi que l’emprisonnement, les attaques et les intimidations de journalistes, de syndicalistes, d’avocats, d’étudiants, de défenseurs des droits de l’Homme et de manifestants pacifiques ».

Ce à quoi le gouvernement algérien a réagi dans un communiqué aux termes particulièrement virulents. Il y dénonce une « immixtion flagrante dans ses affaires internes » et un « mépris » des institutions algériennes.

L’Algérie est, depuis le 22 février 2019, le théâtre d’un mouvement (« Hirak ») de contestation populaire inédit et massif. Après avoir obtenu en avril la démission d’Abdelaziz Bouteflika, président depuis avril 1999, le « Hirak » exige désormais le démantèlement du « système » politique au pouvoir depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962.

Depuis plusieurs semaines, les contestaires sortent dans les rues du pays pour manifester leur refus que ce « système » organise la présidentielle devant élire le successeur de l’ex-président Bouteflika, qui ne vise selon eux qu’à le régénérer.

SourceFrance24

Dernières infos

Tunisie : des personnalités politiques déférées devant le parquet (Front de salut national)

Le Front de salut national (FSN), une coalition de...

Séisme en Turquie et en Syrie : Le Qatar tient à jouer un rôle pour la reconstruction

Le Croissant-Rouge qatari a indiqué, jeudi, que «l’Etat du...

La Commission européenne interdit à ses employés d’utiliser l’application TikTok

La Commission européenne a demandé à ses employés, ce...

Russie : Crash d’un avion de l’armée dans l’ouest du pays

Un avion du ministère russe de la Défense s'est...

À ne pas rater

La France et les Emirats arabes unis discutent des « défis en Ukraine et en Iran »

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a...

Abou Dhabi et Doha à la tête des villes les plus sûres au monde

Les deux villes du Moyen-Orient, Abou Dhabi et Doha...

L’émir du Qatar participe à un mini-sommet arabe tenu à Abou Dhabi  

Les dirigeants du Conseil coopératif du Golfe (CCG) ont...

Affaire de l’activiste algérienne: la France estime « avoir protégé une ressortissante française »

La France a réagi officiellement, ce jeudi, à l'affaire de l'exfiltration de la gynécologue et activiste algérienne, Amira Bouraoui, qui a suscité la colère...

L’Algérie rappelle son ambassadeur à Paris pour « consultations »

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a rappelé, ce mercredi, l'ambassadeur d'Algérie à Paris (France), Saïd Moussi, "pour consultations", a indiqué la présidence algérienne, dans...

Alors qu’elles comptaient la livrer à Alger, les autorités tunisiennes relâchent la militante franco-algérienne sous la demande des Français

Paris est intervenue, lundi, pour libérer la militante politique et journaliste franco-algérienne, Amira Bouraoui, qui a été arrêtée en Tunisie et qui risquait d’être...

Algérie : Tebboune effectuera sa première visite en France au mois de mai

La présidence algérienne a annoncé, dimanche, une visite prochaine en France du président du pays, Abdelmadjid Tebboune, prévue pour le mois de mai prochain,...

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici