En Égypte, le bilan de la tragique explosion du pipeline, au nord du pays s’est alourdi, au moment où les habitants locaux portes les autorités pour responsables, affirmant qu’elles étaient au courant et refusaient d’intervenir.

Le ministère égyptien de la Santé a annoncé que le bilan des victimes, tombées lors de l’explosion du pipeline, qui s’est produite hier mercredi, au delta du Nil, s’est alourdi avec 7 morts et 16 autres blessés.

Le porte-parole du ministère «Khaled Moujahid» a déclaré: «Le nombre des victimes s’est élevé, et certains blessés sont dans un cas critique, car ils ont été asphyxiés et grièvement brulés», et affirma que les victimes ont été transférées vers des hôpitaux spécialisés, afin d’être suivies de prêt.

Que s’est-il passé à «Itay El Barud» ?

Par ailleurs, et en guise d’explication provisoire, les autorités égyptiennes ont signalé que «l’incendie s’été déclenché à «Itay El Barud», dans la région d’«Al-Buhayrah», alors que des individus tentaient de voler des produits pétroliers», expliquant que «la fuite qu’ils avaient produit avait engendré des feux difficiles à contrôler».

Alors que de leur côté, des médias ont rapporté que mercredi, les habitants de la région avaient informé les autorités au sujet de la fuite, et ont affirmé que les responsables n’étaient intervenus que quelques heures après le déclenchement de l’incendie.

Les habitants locaux avaient indiqué que l’hôpital qui recevait les blessés était saturé, signalant que le nombre de personnes touchées dépassait largement celui annoncé par les autorités.

Entre temps, le gouverneur d’«Al-Buhayrah», qui a annoncé l’arrestation d’une personne portée suspecte pour «vol de produits pétroliers», signala aujourd’hui jeudi, que les feux ont été neutralisés par la protection civile de la ville.

Cependant, il importe de signaler que les habitants de la région du delta du Nil sont habitués à voler les produits pétroliers, des pratiques dangereuses et périlleuses, vouées par les analystes au dures conditions de vie, et au niveau social dégradé des habitants.

Et face au silence des autorités et au manque de surveillance, au nord, le trafic de produits pétroliers est un marché actif, vers lequel des dizaines se tournent pour trouver de quoi vivre.

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