jeudi, septembre 23, 2021

Explosion de Beyrouth: la justice entend interroger le Premier ministre par intérim

L’enquêteur judiciaire dans l’affaire de l’explosion du port de la capitale libanaise, Beyrouth, a fixé, ce vendredi, une date pour interroger le Premier ministre du pays, Hassan Diab, et demander la levée de l’immunité parlementaire de 3 ministres en vue d’une poursuite judiciaire à leur encontre.

L’agence de presse officielle libanaise a rapporté que l’enquêteur judiciaire, le juge Tarek Bitar, avait fixé une date pour interroger Hassan Diab, en tant qu’accusé dans l’affaire, sans révéler le jour exact.

Bitar a également adressé une missive à la Chambre des représentants par l’intermédiaire du ministère public, demandant la levée de l’immunité de l’ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, de l’ancien ministre des Travaux publics, Ghazi Zuaiter et de l’ancien ministre de l’Intérieur, Nohad al-Mashnouq, tous sont des députés actuellement, en attendant une poursuite à leur encontre, selon la même source.

Le juge a également adressé deux missives au barreau de Beyrouth, le premier pour autoriser les poursuites contre Khalil et Zuaiter en tant qu’avocats, et le second au barreau de Tripoli, pour autoriser les poursuites contre l’ancien ministre des Travaux publics, l’avocat Youssef Fenianos.

Tous seront interrogés pour une éventuelle accusation d’homicide volontaire et un délit de négligence, selon l’agence.

L’enquêteur judiciaire a également demandé à la présidence du gouvernement d’autoriser l’interrogatoire du chef de l’appareil de sécurité de l’État, le général Tony Saliba, en tant qu’accusé.

Il a demandé au ministre de l’Intérieur par intérim, le général Mohamed Fahmy, l’autorisation de poursuivre le directeur général de l’Agence de sécurité publique, le général Abbas Ibrahim.

Bitar a également inculpé, selon l’agence, l’ancien chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, l’ancien directeur du renseignement de l’armée, le général Kamil Daher, l’ancien général du renseignement de l’armée Ghassan Gharzeddine, et l’ancien général du renseignement, Jawdat Oweidat.

L’enquêteur judiciaire a fixé des dates pour les interroger périodiquement, sans divulguer les jours exacts.

Dans une même perspective, le juge Bitar a décidé de libérer le commandant de la sécurité publique, Daoud Fayyad, et l’ingénieur, Nayla Al-Hajj, qui occupe le poste de responsable dans la société qui s’occupe de l’entretien du quai n°12 dans le port de Beyrouth, qui ont été détenus pour les besoins de l’enquête sur l’affaire de l’explosion du port.

La justice libanaise a décidé, il y a quelques semaines, de libérer 7 personnes parmi ceux qui ont été qualifiés de « cadres mineurs » qui avaient été arrêtés dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth, l’été dernier, tout en refusant de libérer des « cadres supérieurs » dans la même affaire.

Le 4 août 2020, une énorme explosion s’est produite dans le port de la capitale libanaise, Beyrouth, tuant plus de 200 personnes et en blessant environ 6 000 autres. L’explosion a aussi causé d’énormes dégâts matériels aux bâtiments résidentiels et aux entreprises commerciales.

Selon les estimations officielles, l’explosion s’est produite dans le douzième quai d’amarrage du port, qui contenait environ 2 750 tonnes de « nitrate d’ammonium », un produit chimique très explosif, qui avait été confisqué à un navire et stocké dans le port depuis 2014.

SourceAgences

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