Le vice-président du Conseil militaire transitionnel, le général Mohamed Hamdane Dagalo «dit Hemeti» a estimé que le Conseil «par procuration du peuple», était en mesure de former «un gouvernement de technocrates».

Samedi, lors d’une assemblée populaire au nord de la capitale Khartoum, Hemeti a déclaré qu’il voulait former «un gouvernement d’experts et de technocrates», annonçant : «Cette masse qui nous assiste aujourd’hui représente pour nous une procuration populaire», il affirme que le soutien populaire est une fierté pour les militaires soudanais.

«Nous n’avons aucune intention de garder le pouvoir et nous somme conscient du jeu politique lancé à travers les appels pour une phase transitionnelle de 4 ans de régence sans élections», a-t-il ajouté au sujet de la transition du pouvoir tant proclamée, soulignant « les propositions égoïstes avancées par les Forces de la Liberté et du Changement (FLC) ».

Et concernant les négociations, il affirma que le Conseil militaire a décidé de les relancer suite aux demandes du peuple, signalant qu’«aucune partie n’a le droit de monopoliser la gloire de la révolution», il annonça qu’il contactera tous les acteurs de la révolution populaire et les membres de toutes les communautés soudanaises.

Cependant le vice-président du Conseil préféra de ne pas étayer les détails de la dispersion du sit-in jusqu’à la fin des enquêtes déjà en cours, il avait insisté à noter: «Notre image est déformée ces derniers jours, mais la population au nord de Khartoum confirme que nous prenons le bon chemin», il accusa les ambassadeurs étrangers à Khartoum de comploter contre le pays, affirmant que durant les jours à venir il dévoilera des informations qui indiqueront l’ampleur des plans.

Un  redoutable narcissique 

D’un autre côté, lors d’une interview avec le directeur du bureau du Caire du journal américain «The New York Times», Hemeti a déclaré «sans moi, le Soudan serait perdu», estimant qu’il était le véritable gouverneur du pays, le journal ajoute qu’il se présentait comme «le sauveur du pays et non un barbare qui causa les troubles et la zizanie».

Le directeur du bureau du journal affirma que Hemeti refusa de répondre à plusieurs questions directes sur les accusations infligées aux Forces de soutien rapide (RSF) dont il assure la direction, au sujet des crimes commis au Darfour et des violations de Khartoum lors de la dispersion du sit-in, en se contentant de dire que l’enquête était en cours et que les résultats seront bientôt communiqués.

Notant que Hemiti a été le commandant de l’une des plus puissantes milices arabes dite «Janjaweed», lors de la guerre du Darfour, pour se mettre plus tard en tête des RSF, et avec la chute du régime d’El-Béchir, il devient le numéro deux du Conseil militaire transitionnel.

Surnommé le général de la terreur, beaucoup de Soudanais regrettent le fait qu’il soit au pouvoir, estimant qu’ils avaient destitué un dictateur pour placer un barbare à sa place, ils se méfient de lui et redoutent ses actes imprévisibles.

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