Le journal français «Le Monde» a déclaré que les violences auxquelles étaient confrontés les manifestants soudanais qui proclamaient la démocratie, correspond exactement au profil d’un personnage qui s’est construit une carrière en se basant sur la violence et la barbarie, en parlant du général Mohamed Hamdane Dagalo alias «Hemeti», le chef des Force de soutien rapide (RSF), et le vice-président du Conseil militaire transitionnel.

Dans un article rédigé par Jean Philippe Rémi, le correspondant régional à Johannesburg, le journal présente une description des incidents de la dispersion du sit-in à Khartoum à travers un nombre de vidéos consultées, soulignant que «seulement quelques heures avaient suffi aux RSF pour tout détruire».

Jean Philippe Rémi parla des coups de feu tirés sur les citoyens, des viols, des corps jetés au Nil, des tortures et des arrestations injustifiées, signalant que 150 personnes avaient été tuées et plus de 600 blessées.

Il nota que les RSF étaient «des troupes qui avaient des antécédents qui pouvaient être plus graves que celles-ci», au Darfour et aux frontières tchadiennes où les victimes traumatisées à vie en témoignent toujours, et au sujet de Hemeti il parla d’un «meneur de jeu qui cherche à être roi», exploitant son entourage et profitant de toute occasion qui se présente à lui.

L’écrivain compara l’entrée des troupes armées de Hemeti dans les rues de Khartoum à celle d’un chef de saccageurs à Rome, affirmant que «Khartoum voyait toujours en lui l’ancien propriétaire de chameaux, refusant d’admettre son poing de fer qui l’étrangle peu à peu».

Il ajouta que c’est seulement quelque temps après que «Khartoum avait pu voir la vraie face cachée du chef des milices qui se présente en tête du pays après des années de préparations».

Notant que le général, qui réside au sud dans une demeure somptueuse, est l’un des riches exportateurs d’or au Soudan, ajoutant qu’il visite régulièrement les pays du Golfe voir ses fidèles alliés d’où il inspire argent, pouvoir et conseils.

Jean Philippe Rémi évoqua également le passé sanguinaire de Hemeti et exposa « ses plans diaboliques complotés » avec les princes héritiers de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis sous la bénédiction du président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi, pour au final espérer qu’«un tel criminel» ne pourra pas dominer le Soudan et que la révolution parvienne à établir une démocratie libre et populaire «afin d’épargner l’humanité d’un redoutable dictateur».

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