L’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) au Soudan «Mohamed Al-Hasan Loubet» a annoncé la formation d’un système international pour soutenir la médiation africaine dans le pays, dans un temps où les responsables américains et britanniques appellent à imposer des sanctions sur toute partie qui s’oppose à la résolution pacifique du conflit.

Mohamed Al-Hasan Loubet, dans une conférence de presse à Khartoum, a déclaré que le système international se composait des Nations Unies, de l’Union européenne, du troïka (les États-Unis, le Royaume-Uni, et la Norvège), et de quelques membres permanents au Conseil de sécurité.

Il signala que la médiation africaine se divisait en deux groupes, le premier, dirigé par l’UA et le deuxième par le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, expliquant que les comités de l’UA a formé une équipe avec l’ambassadeur Mahmoud Derir, le représentant du premier ministre éthiopien afin de garantir la collaboration des deux groupes.

Loubet nota que les discussions entreprises avec le Conseil militaire transitionnel et les Force de la Liberté et du Changement (FLC) visaient à relancer les efforts réalisés avant la suspension des négociations, espérant que la médiation installe un grand progrès, il appela les différentes parties à dépasser les obstacles et les indifférents.

Des discussions américaines

Hier à Khartoum, le secrétaire d’État adjoint aux États-Unis pour les affaires africaines «Tibor Nagy» a lancé une série de discussions, commençant par un entretien avec l’ambassadeur du ministère soudanais des Affaires étrangères Ilham Ibrahim, il avait aussi rencontré des représentants du FLC et prévu de s’entretenir avec le Conseil militaire.

Selon l’Agence de presse soudanaise, Nagy aurait déclaré que toute la communauté internationale «espère que le Soudan parvienne à aboutir à un accord final qui lui permettra d’organiser la période transitionnelle et de réaliser la transformation démocratique», insistant sur les efforts internationaux à ce sujet, et l’importance de l’établissement de la démocratie au pays.

De son côté, le FLC a annoncé que sa rencontre avec le comité américain a traité l’importance de la transition du pouvoir à une autorité civile, notant aussi qu’elle avait évoqué la nécessité de lancer une enquête «transparente et crédible», sous une surveillance internationale au sujet des violences commises par les forces de l’ordre lors de la dispersion du sit-in lundi à Khartoum.

Mise en gardes britanniques

Par ailleurs, la ministre d’Etat britannique pour l’Afrique au Ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, Harriett Baldwin, a annoncé la possibilité d’établir des sanctions sur les parties qui s’opposeraient à la transition du pouvoir au Soudan.

Elle nota que le peuple soudanais avait fait preuve de courage et de persévérance en proclament la fin de la dictature militaire «barbare et irresponsable», ajoutant que le Conseil militaire transitionnel devrait écouter les demandes du peuple et le respecter, et soulignant la dénonciation international des violences commise par les militaires contre les civils.

En rappel, les militaires avaient pris parti avec le peuple lors des manifestations qui proclamaient la destitution du président Omar El-Béchir, sauf qu’ils s’étaient emparé du pouvoir, et bien qu’ils avaient promis au Soudanais de le transmettre à une autorité civile après des négociations convenables, les rencontres n’aboutirent à aucun accord.

Face aux manifestants décidés d’abolir la dictature militaire, les forces de l’ordre furent usage de violence excessive pour disperser les milliers de contestants à Khartoum, une trahison qui les indigne de gouverner le pays, et les place sous la zone de mire des blâmes et des sanctions internationaux.

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