mardi, octobre 20, 2020

Libye : Al-Sarraj ne sera plus sur la même table que Haftar

Courrier arabe

«Fayez al-Sarraj», le président du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA) s’est dit étonné par l’implication des Émirats arabes unis (EAU) dans son pays, aux côté du général à la retraire «Khalifa Haftar», affirmant qu’il ne sera plus sur la même table avec ce dernier et appelant à des pressions internationales pour lever le blocus de l’exportation pétrolière en Libye.

Lors de déclarations présentées, lundi, à la chaîne d’information, «al-Jazeera», Fayez al-Sarraj affirma: «Nous n’avons pas de litiges frontaliers avec les EAU, ce qui nous pousse à nous demander que cherchent-ils dans notre pays ?».

Et en parlant des évolutions dans son pays, il nota: «Après la conférence de Berlin, nous sommes optimistes, mais nous restons sur nos gardes, redoutant que l’autre partie ne respecte pas ses engagements», signalant que «Khalifa Haftar», n’était pas le partenaire qui assurera l’avancée de l’opération de la paix en Libye.

Haftar et l’embargo des exports  pétroliers 

Lors d’une autre interview avec l’agence britannique «Reuters», al-Sarraj signala qu’il respectera l’invitation du cessez-le-feu et qu’il s’engagera à lancer des discussions politiques tel qu’il avait proclamé le sommet de Berlin, mais il a affirmé qu’«il ne s’assiéra pas sur la même table que Haftar une autre fois».

Et au sujet des pressions sur le secteur pétrolier, le président du GNA indiqua que «la Libye risquait de faire face à une situation désastreuse, si les pays étrangers ne poussaient pas «Haftar» à mettre fin à l’embargo pétrolier, qu’il a imposé au centre et à l’est du pays».

De sa part, «Reuters» nota avoir obtenu une copie du document envoyé aux actionnaires libyens, où la compagnie nationale pétrolière en Libye avait déclaré «l’état de force majeure» sur les extractions bruts des champs «al-Charar» et «al-Fil».

Selon le document, «des individus, sous la supervision des gardes des structures pétrolières avaient fermé les vannes des pipelines, liant les champs au ports, empêchant la matière de couler et bloquant les exportations pétrolières».

Notons que Haftar avait bloqué les exports pétroliers, proclamant que leurs revenus soient distribués aux Libyens. Une idée contestée par al-Sarraj, qui a appelé la communauté internationale à refuser ces demandes, signalant que «les revenus pétroliers étaient bénéfiques pour le pays dans sa totalité».

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