vendredi, août 7, 2020

Des avions syriens détectés dans les aéroports de l’est de la Libye

Courrier arabe

En Libye, le Gouvernement d’union nationale (GNA) a déclaré que des avions de la compagnie aérienne syrienne Cham Wings Airlines, liée au régime de Bachar al-Assad, avaient été signalés dans les aéroports de l’est du pays, qui sont contrôlés par les milices du général à la retraite, Khalifa Haftar.

Selon les publications du centre informationnel de Burkan al-Ghadab (Volcan de la colère) «Les avions avaient décollés depuis l’aéroport de Damas et depuis la base de H’mimim à Lattaquié, en Syrie, et se sont posés à l’aéroport de Benya, à Benghazi et à la base al-Khadem qui se trouve au sud de de la ville al-Marj, en Libye», tout en signalant que «les avions passaient en mode camouflage, dès qu’ils entrèrent dans les airs libyennes».

En tête de la liste qu’il a présentée, Volcan de la colère indiqua «qu’un avion avait décollé le 6 mai dernier, depuis Oman, la capitale de la Jordanie, et s’est basée à l’aéroport de Benya, à Benghazi», sans préciser la nature de sa mission ou le type de la cargaison qu’il transportait.

Des armes et des mercenaires

De sa part, la chaîne Libya al-Ahrar, a réalisé une infographie, exposant des données issues d’un registre, où les vols de la compagnie Cham Wings Airlines avaient été détectés.

La chaîne indiqua : «Durant la période allant du mois de mai jusqu’au mois de juillet, les avions avaient transporté des armes et des mercenaires pour Khalifa Haftar, ainsi que des membres de la compagnie russe Wagner».

Sur cette affaire, l’adjoint du représentant général des Nations unies en Libye et le coordinateur onusien résident en Libye, Yakoub al-Hilou, expliqua que «les pays fournissaient à Haftar des drones ou assuraient eux même leur pilotage».

«Les pays savent très bien qu’utiliser des drones ne se limitera pas aux structures militaires, mais touchera des civils et atteindra des structures vitales, ce qui peut être considéré comme un crime de guerre», avait-il ajouté.

Il signala que «des pays, connus par tous, appuyaient les milices de Haftar», citant les Emirats arabes unis, l’Égypte, la Jordanie et la Russie.

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