vendredi, octobre 23, 2020

Libye: l’armée expose les mines de Haftar démantelées dans les régions civiles

L’armée libyenne a exposé, jeudi à l’école militaire d’al-Hadba, les explosifs et les mines démantelés dans les quartiers résidentiels, dans le sud de la capitale Tripoli.

Les explosifs ont été exposés en présence du chef d’état-major libyen, Mohamed al-Sharif, le porte-parole de la Direction de l’ingénierie militaire, Omar Mohamed al-Rateb, le porte-parole de l’armée, Mohamed Gnounou, et des responsables militaires.

Al-Sharif a rendu hommage, lors de son allocution, aux membres des équipes militaires chargées du déminage et qui ont péri au cours de ces opérations.

Pour sa part, al-Rateb a indiqué, dans une déclaration à l’Agence Anadolu, que les engins explosifs avaient été implantés dans des régions habitées par des civils, sur une superficie de 600 km carrés, dont Aïn Zara, Salaheddine et l’aéroport de Tripoli.

Il a ajouté que « grâce à notre expérience, nous savons très bien comment l’organisation Daech avait procédé dans l’implantation des mines dans la ville de Syrte ».

Al-Rateb a assuré que ces mines avaient été placées par les mercenaires de la société russe « Wagner », alliée de Haftar.

Et de poursuivre, dans le même ordre d’idées, que « ces explosifs, placés dans le sud de la capitale, sont très développés et sont une fabrication 100% russe, contrairement à ce que faisait Daech en fabriquant les explosifs sur les terres libyennes ».

« Des messages en langue russe sont écrits sur les engins, ils sont conçus et fabriqués par des techniciens qui ont bénéficié de formations de très haut niveau, chose que les Libyens n’ont pas », a souligné le responsable militaire.

Pour sa part, Gnounou a indiqué que les combattants de l’opération « Volcan de la colère » ont été à la hauteur de la confiance que leur a accordé le gouvernement libyen, en repérant les mines et les engins et en les démantelant.

Le porte-parole de l’armée a ajouté que les exploits de l’armée libyenne constituent « un message adressé à ceux qui soutiennent le rebelle Haftar ou coopèrent avec lui ».

« Nous sommes forts et nous n’abandonnerons pas jusqu’à la libération de tout le territoire libyen et la fondation d’un Etat civil et moderne, nous ne permettrons pas une nouvelle militarisation de l’Etat car le sang des martyrs et légitimité de notre gouvernement sont une ligne rouge », a indiqué Gnounou.

Il a exprimé, entre autres, sa reconnaissance au gouvernement turc pour ce qu’il a offert comme aides logistiques et fourni comme formations au profit de l’armée libyenne et dans le démantèlement des explosifs et des mines.

Gnounou a assuré que « les aides turques ont été fournies en tout professionnalisme et sans enfreindre le droit humain ni les lois locales, régionales et internationales ».

SourceAgences

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