vendredi, novembre 27, 2020

Libye : les chefs militaires de Burkan al-Ghadab en colère après une décision qualifiant de «guerre civile» l’offensive menée contre Tripoli

Courrier arabe

En Libye, un conflit semble prendre d’assaut le Gouvernement d’union nationale (GNA), après que l’un de ses responsables a ordonné de nommer «guerre civile», l’offensive menée par le général à la retraite, Khalifa Haftar contre la capitale Tripoli, suscitant la colère des chefs militaires de Burkan al-Ghadab (Volcan de la colère).

Les médias libyens ont signalé que «le président de l’Institution médiatique libyenne, Mohamed Baiou, a demandé à toutes les radios et chaînes télévisées «d’opter l’appellation «guerre civile», pour désigner l’offensive menée par les milices de Khalifa Haftar contre Tripoli», suscitant la colère des chefs militaires de Volcan de la colère».

Et alors que des informations ont raconté «qu’un groupe armé avait interpellé Baiou», aucune position officielle n’a été lancée par le GNA.

Voclan de la colère indigne la décision

Dès lors, la page officielle de Volcan de la colère a publié mercredi matin, un communiqué où elle signala «refuser que les médias du pays soient dirigés par un responsable sans honneur et pauvre de principes», affirmant que «le sang des martyrs ne partira pas en vin».

Aussi, le chef de la chambre opérationnelle pour la libération de Syrte et d’al-Jofrah, Ibrahim Bayt al-Mal, a appelé le Conseil présidentiel du GNA «à retirer la décision de Baiou».

Il souligna que «Baiou avait lancé des instructions, demandant aux médias d’opter l’appellation «guerre civile», pour désigner l’offensive menée par Khalifa Haftar contre Tripoli, et obligeant les chaînes officielles à retirer le signe de Volcan de la colère, tout en promettant des sanctions à ceux refusant de suivre ses ordres».

«L’appellation guerre civile est une honte»

De leur part, deux députés au conseil du GNA, Mohamed al-Amari et Abdessalam Kajman ont estimé que «la nomination de Baiou par al-Sarraj était illégale», refusant de le reconnaître comme responsable et dénonçant ses décisions.

Al-Amari, indiqua lors de déclarations rapportées par Volcan de la colère, «Qualifier de guerre civile l’offensive lancée contre Tripoli est une humiliation lancée dans la figure de nos directions militaires et collé aux nom de nos martyrs tombés dans les champs de bataille. C’est aussi une falsification des vérités et un poignard planté dans le dos de la légitimité pour laquelle le GNA s’est battu».

Où est Baiou ?

De leur part, des pages libyennes, sur les réseaux sociaux, avaient partagé des informations, parlant de «l’enlèvement de Baiou par un groupe armé, mercredi vers l’aube».

La Commission nationale des droits de l’homme accusa « la brigade des révolutionnaires de Tripoli, » d’être à l’origine de l’acte, notant lors d’un communiqué publié sur sa page Facebook «suivre avec inquiétude l’arrestation arbitraire dont Mohamed Baoui avait été victime».

«Baiou avait été attaqué dans sa maison, et fut emmené vers l’une des positions de la brigade qui a publié des photos de lui en arrestation», avait raconté la commission, en proclamant sa libération.

Notons toutefois que lors de sa carrière professionnelle, Mohamed Baiou avait occupé plusieurs postes dans le domaine des médias, à l’époque de Mouammar Kadhafi, dont on lui reproche toujours la fidélité. Il fut nommé à son poste actuelle par Fayez al-Sarraj, le président du GNA, bien que plusieurs refusent de reconnaître sa titularisation et s’abstiennent de suivre ses directives.

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