Samedi, les forces du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA) ont accusé les Émirats arabes unies (EAU) d’être à l’origine du meurtre de trois civils, lors des raids aériens menés au sud de Tripoli la capitale.

La direction de l’opération militaire lancée par le GNA «Borkane al-Ghadab» (volcan de la colère) a déclaré que «le bombardement des drones émiratis, qui soutiennent le rebelle criminel de guerre Haftar, a causé la mort de trois civils, après avoir directement ciblé leur voiture, et blessant plusieurs autres dans la zone d’«al-Saouani» au sud de la capitale».

‫بلديـة السواني تـعلن عن مـقتل 3 أفـراد من عائلـــة واحدة نتيجــــة استهداف سيارتهم بـطيران الكرامــة صباح اليـوم‫⁧إنـا للـه وانـا اليـه راجعـون

Publiée par ‎بركان الغضب‎ sur Samedi 24 août 2019

La direction accompagna sa publication de plusieurs photos démontrant du sang par terre, une voiture carbonisée, et une autre qui a été sérieusement endommagée, alors que les EAU, qui démentissent généralement ce type d’accusations, n’ont toujours pas commenté les faits.

Toutefois, il convient de rappeler que depuis l’offensive armée que les milices de Khalifa Haftar ont lancé sur Tripoli, plus de mille personnes ont trouvé la mort, et 5500 autres ont été grièvement blessées.

Soutenues par plusieurs forces régionales, les milices du général à la retraite, Khalifa Haftar se battent, depuis le 4 avril contre le GNA, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, et d’unifier la Libye sous une seule gouvernance légitime, à savoir la sienne.

Et bien que 4 mois se sont déjà écoulés, le général à la retraite n’a fait que cumuler les échecs, sans jamais pouvoir s’introduire à Tripoli, avortant par ces actes, toutes les tentations de médiations des Nations Unies, qui cherchaient à établir un dialogue, pour espérer régler le conflit qui engloutie la Libye depuis 2011.

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