Des milliers d’Algériens sont à nouveau descendus dans les rues, lors du 34ème vendredi du mouvement populaire, proclamant l’annulation des élections présidentielles prévues le 12 décembre prochain, et demandant que les symboles de l’ancien régime soient tous écarté de la scène politique algérienne.

À Alger, la capitale, les manifestants se sont rassemblés en grande masse, menant la plus grande marche, que le mouvement n’ait jamais connue, depuis son lancement en février dernier, dans ce qui suit voici les principaux points marqués lors de cette journée exceptionnelle.

La nouvelle loi pétrolière

Les positions de la population ont clairement évalué, au sujet du rejet de «la nouvelle loi pétrolière», accusant de traîtrise le gouvernement, qui avait annoncé la fin de l’examen de la loi, après avoir consulté cinq importantes compagnies pétrolières étrangères qui dirigent les puits en Algérie.

Les manifestants se sont demandé «comment un gouvernement de transition qui n’a plus que deux mois d’activité a-t-il pu émettre une telle loi, avec autant de concessions au profit des compagnies internationales?».

À ce sujet, l’activiste «Abdel Wakil Belam» signale que «le lancement de la loi pétrolière dans cette période, explique les raisons qui poussèrent les forces internationales à garder le silence vis-à-vis des évènements en Algérie», expliquant que «la loi était un pot de vin offert à l’occident, pour qu’il approuve les démarches abordées par le gouvernement au pays».

Le Qaïd encore attaqué par les manifestants

Bien qu’il se soit absenté de son discours hebdomadaire, «Qaïd Saleh», le chef d’État-Major de l’armée, a été à nouveau attaqué par les manifestants qui proclamèrent sa destitution, vu qu’il avait privé les Algériens de toute solution politique, en s’attachant au gouvernement de Noureddine Bedoui.

Ils avaient également proclamé la libération des activistes détenus, dont le nombre est estimé à 80 personnes, en tête «Lakhder Bouregaa», «Karim Tabou» et «Samir Belarbi».

« Non aux élections du 12 décembre »

Le Algériens ont également insisté à rejeter les élections présidentielles prévues pour le 12 décembre, déniant toutes les personnalités qui avaient accepté le parcours électoral les jugeant «indignes».

Et face à la masse inattendue de manifestants, les autorités ont ordonné le retrait des forces de police de toutes les rues de la capitale, afin d’éviter le moindre affrontement avec la population en colère, après les répressions qui avaient été commises contre les étudiants mardi dernier.

Les journalistes sous pressions  

Par ailleurs, et toujours dans le cadre de la campagne menée contre les médias, les autorités ont appliqué une pression aux journalistes, poursuivant plusieurs photographes et leur interdisant de couvrir l’évènement, et interpellant le journaliste «Yacine ben Rabie» dont l’équipement professionnel a été confisqué.

Les manifestations populaires ont aussi été organisées en grande masse dans d’autres villes algériennes, à l’image d’Oran, Constantine, Annaba, ainsi qu’à Tizi-Ouzou et Bejaïa, où la majorité kabyle avait promis d’interdire aux autorités d’organiser les élections.

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