dimanche, octobre 25, 2020

Président du Haut Conseil d’État libyen: « si l’on nous impose la solution militaire, nous réagirons »

Le président du Haut Conseil d’Etat libyen, Khaled al-Mechri, a annoncé, mercredi, leur attachement au dialogue politique, ajoutant que « si l’on nous impose la solution militaire, nous réagirons ».

C’est ce qui ressort d’une interview accordée par al-Mechri à la chaîne de télévision libyenne privée « Libya Febrayer TV».

« Nous avons achevé la phase de faire face à l’agression et nous lancerons celle de la libération des zones », a-t-il lancé.

Il a ajouté que « les milices hostiles ne sont plus en mesure de mener la moindre attaque ou de progresser sur aucun axe ».

Al-Mechri a relevé que « le soutien reçu par « le général à la retraite Khalifa Haftar de la part de plusieurs pays (sans les nommer) est ce qui nous a poussés à conclure un accord avec la Turquie ».

« L’agresseur de Tripoli celui qui s’attache à la solution militaire et qui rejette le dialogue et Haftar ne comprend ni langage de dialogue, ni langage humain ni objectifs civils », a-t-il souligné.

Il a relevé que « dans le cadre du processus politique, nous discutons avec des députés mais point de dialogue avec Haftar », a-t-il encore lâché.

« La Mission (onusienne) n’a pas respecté les conditions qu’elle s’était prescrites pour se restreindre au Dialogue politique et elle veut imposer sa vision aux Libyens en matière de dialogue», a-t-il encore dit.

Selon des déclarations antérieures de l’émissaire onusien pour la Libye, Ghassan Salamé, « le processus du dialogue de Genève, auquel prendront part 40 personnalités libyennes, dont 13 représentant le Haut Conseil d’Etat, 13 autres représentant la Chambre des députés, tandis que la Mission onusienne en choisira 14 autres personnalités indépendantes ».

Plus tôt dans la journée du mercredi, les négociations politiques inter-libyennes avaient démarré à Genève sans pour autant déterminer les parties participantes.

Le 3 février courant, le premier round des réunions de la Commission militaire mixte avaient débuté à Genève et ont pris fion le 8 du même mois. Ladite commission comprend 5 membres du gouvernement et 5 autres représentant les forces de Haftar.

A une cadence quasi-quotidienne, les forces de Haftar violent le cessez-le-feu en lançant des attaques contre Tripoli (ouest), siège du gouvernement de l’entente nationale, reconnu par la Communauté internationale, dans le cadre d’une offensive militaire lancée le 4 avril 2019 dans l’objectif affiché de prendre le contrôle de la capitale.

SourceAgences

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