L’Assemblée des professionnels soudanais (APS) et le parti Communiste ont appelé à destituer le Conseil militaire transitionnel, et à une grève dans tout le territoire soudanais, pour proclamer la transition immédiate du pouvoir aux civils.

L’APS a appelé aujourd’hui à la destitution du Conseil militaire, l’accusant de bloquer la transition au pouvoir et de tenter d’assécher la révolution soudanaise de ses commandements pour dissiper ses buts.

«La destitution du Conseil militaire est indispensable pour que la révolution atteigne ses buts », expliquent les militants de l’APS, l’un des partis constitutifs des Forces de la Liberté et du Changement (FLC).

De son côté, le parti Communiste a déclaré que l’entêtement du Conseil militaire affecte négativement la révolution et bloque son avancée et la réalisation de ses buts.

Affirmant que les contestants ne retourneront pas en arrières, et protégerons leur révolution pour avoir un futur meilleur, il demande aux Soudanais de s’unir «pour mettre fin au jeu des militaires», les incitant à commencer une grève générale et à entrer en désobéissance civile pour achever la « régence » militaire et donner naissance à un régime civil démocrate.

Négociations, la douche froide 

Dès l’aube, le Conseil militaire et la FLC avaient échoué à conclure un accord final pour le Conseil souverain, ils avaient déclaré dans un communiqué commun à l’issue de la réunion: «le principal point de discorde entre la FLC et le Conseil militaire reste le taux de représentation et la présidence du conseil souverain entre civils et militaires».

Alors que la FLC exige la présence de huit civils et trois militaires au sein du Conseil souverain, les militaires souhaitent avoir sept places contre seulement quatre pour les civils.

En tête du pays depuis le 11 avril, où ils avaient arrêté le président Omar El-Béchir suite aux contestations populaires qui proclamaient sa démission de la présidence, ils formèrent ensuit un Conseil militaire pour diriger la phase transitionnelle, prévue pour deux mois, au cours desquelles des négociations assureront le passage du pouvoir aux civils.

Des promesses qui n’ont pas été tenues, car les négociations n’ont abouti à aucun accord, et les militaires gardent toujours les yeux sur le pouvoir.

Au Soudan, les manifestants s’affirment «prêts à tout donner rien que pour respirer la liberté», mais ils ne cachent pas leur inquiétude et le sentiment de trahison qui les ronge.

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