lundi, janvier 18, 2021

Soudan : La médiation appelle aux négociations, et la contestation programme une désobéissance civile

Courrier arabe

Au soudan, le médiateur éthiopien et celui de l’Union africaine (UA) ont invité le Conseil militaire transitionnel (CMT), et les Forces de la Liberté et du Changement (FLC) à poursuivre les négociations à partir de mercredi, dans un temps où le FLC a appelé à une marche millionnaire qui se terminera par une désobéissance civile.

Lors d’une conférence conjointe, tenue aujourd’hui à Khartoum, le médiateur de l’UA a déclaré qu’une rencontre entre les deux parties a été organisée, signalant que le point principal du conflit s’articulait autour de la formation du Conseil souverain qui dirigera le pays pendant la phase transitionnelle.

«Nous invitons les deux parties à s’accorder sur un Conseil souverain et un gouvernement civil présidé par une personnalité proposée par le FLC», a-t-il ajouté, en affirmant sa disposition à faire de son mieux pour que les négociations réussissent cette fois.

A son tour, le médiateur éthiopien qui avait rencontré chaque partie à part, a annoncé que les discussions entre le FLC et les militaires allaient dans le bon sens, exprimant son optimisme pour une proche résolution du conflit.

Que prépare la contestation ?

Quelques heures avant la conférence, le FLC qui avait précédemment annoncé sa disposition à négocier avec les militaires, selon les propositions de la médiation éthiopienne et africaine, a appelé la population à participer à une autre marche millionnaire, et à la gréve générale et la désobéissance civile les 13 et 14 juillet.

Dans un temps où l’Association de Professionnels Soudanais (APS) avait publié sur sa page officielle, signalant que des Forces d’intervention rapide (RSF) avaient assailli les maisons de plusieurs chefs du FLC et arrêté un grand nombre d’entre eux.

Rappelons que les précédentes négociations entre les militaires et la contestation mentionnaient que le FLC aura les 67% du conseil législatif et qu’il était agréé à nommer le conseil des ministres et son président, sauf que les deux parties n’étaient pas d’accord sur la formation et la présidence du Conseil souverain, au sujet duquel, le médiateur éthiopien était intervenu en proposant la formation de 7 membres militaires et 8 civils, et une présidence divisée périodiquement entre les deux parties.

Pour l’heure, difficile de savoir si la proposition fera l’unanimité ou si elle sera rejetée, face à deux pionniers dont chacun insiste à appliquer ses décisions, le futur du Soudan flotte entre une liberté proche et une dictature imminente.

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