Après une nuit sanglante, les Forces de la Liberté et du Changement (FLC) ont retiré, ce matin, les barricades placées devant des routes principales à Khartoum, après les déclarations du Conseil militaire transitionnel, alors qu’un nombre de manifestants ont quitté la place de contestation.

Des témoins avaient déclaré à l’Agence de presse allemande (DAP) que des responsables du FLC été parvenus à convaincre les manifestants, avec l’aide des forces de l’armée et de l’intervention spéciales, à retirer les barricades placées sur les routes principales, évoquant une fluidité de circulation à Khartoum pour différents véhicules.

Suspension des négociations par le Conseil militaire

Le président du Conseil, Abdel Fatah Al-Borhan, avait annoncé, dans un communiqué déclaré ce matin à l’aube, la suspension de toutes négociations avec la contestation pendant les 72 heures à venir, et a ordonné de retirer les barricades placées dans les rues de la ville.

Al-Borhan a accusé la FLC de mener les émeutes, et l’a porté responsable du bain du sang où des victimes innocentes ont perdues la vie, ajoutant que la révolution a de ce fait «perdu son trait pacifique».

Il explique que la FLC provoquait les forces de l’ordre en continuant à ériger les barrages dans la ville, et en bloquant l’accès des trains.

La FLC riposte

De son côté, la FLC a déclaré que la décision d’Al-Borhan était « désolante », et a refusé ses déclarations, affirmant que ces accusations représentent une atteinte aux révolutionnaires et aux contestants.

Au même temps, le mouvement a demandé aux manifestants de maintenir leur position et de rester à la place de contestation devant le quartier générale de l’armée soudanaise.

La place de contestation visée

Les premiers éléments de l’accord qui furent annoncés, hier (mercredi), étaient prometteurs, où l’armée avait donné un nombre de gages et s’était affirmée prête à les respecter, mais cela n’a pas suffi à convaincre les manifestants, qui ne font toujours pas confiance aux militaires.

Notant qu’hier 9 personnes ont été blessées dans des tirs à balles réelles menés par les forces de sécurité à Khartoum, une répression inexplicable du point de vue de l’opposition.

Les manifestants ne veulent pas de l’armée en tête du pouvoir, et certains proclament une autorité civile directe, sans passer par un Conseil transitionnel.

Pour l’heure, les militaires, qui ont du mal à maintenir une position ferme, démontrent par leurs actions qu’ils ne sont pas prêts à céder le pouvoir.

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